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Engagement opérationnel

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2001-2012 Quelles leçons pour la France en Afghanistan ?

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Par le CEN MOUTIN Frédéric

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La France peut tirer un bilan largement positif de son engagement en Afghanistan car celui-ci lui a permis, tout en participant à la reconstruction du pays, de faire valoir sa vision sur la scène internationale et au sein de l’OTAN. Cette intervention l’aura de plus amenée à améliorer les capacités opérationnelles de son outil militaire afin de répondre à un environnement exigeant dans un contexte de contre-insurrection.

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Fin   Novembre   2012,   les   dernières   troupes   françaises   de   la   « Task Force Lafayette  (TFLF) » quittent la vallée de Kapisa dans l'Est Afghan pour se rendre au camp de Warehouse à Kaboul, avant de s'envoler pour la métropole quelques jours plus tard. Les dernières « troupes combattantes » comme il convient sormais de les appeler sont parties, laissant la responsabilité de la sécuri dont ils avaient la charge à l'Are Nationale Afghane (ANA) et à quelques renforts Aricains1. Le symbole est de taille : sans signifier la fin de la présence française

au sein de la Force Internationale d'Assistance et de Sécuri (FIAS), il concrétise la

dernière étape d'un engagement débuté il y a onze ans aux côtés des Etats-Unis, pour combattre le terrorisme et répondre aux attentats du 11 septembre 2001. Au cours de cette riode 88 soldats français sont tombés et plusieurs centaines ont été blessés. Il n'est pas question ici de s'interroger sur les raisons qui ont poussé notre pays à se joindre à cette coalition, ou de se demander pourquoi ces soldats ont péri. Ceux-ci sont morts pour la France durant des opérations de guerre pour honorer leur engagement  à  servir  une  cause  qui  les  transcendait :  le  service  de  la  Nation. Cependant, il peut paraitre gitime de se pencher sur les leçons que l'on peut tirer

de ces onze années de présence au Royaume de l'insolence2, tant pour la France et ses Armées, que pour le peuple Afghan.

 

La France, puissance mondiale et membre influent au sein de l'OT AN. 

 

La France, une alliée fiable. Jacques Chirac engage la France en Afghanistan aux côtés des Etats-Unis en 2001 pour deux raisons majeures. Tout d'abord la France est une alliée de longue date des Etats-Unis et, en tant que puissance militaire et diplomatique de premier ordre au sein de l'alliance Atlantique, elle se doit de tenir son rang. Par le biais de la résolution 1510 du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'OTAN

prend le commandement des troupes de la FIAS le 11 aout 20033 et se déploie progressivement à travers le pays jusqu'en 2006, année durant laquelle la coalition compte 37 pays membres pour 36000 soldats. On imagine mal dans ces conditions la France rester à l'écart tandis que le président de la République fraichement élu en

2007 cherche à renforcer son le au sein de l'OTAN. La France tient donc son rang d'alliée fiable, prenant même la responsabilité de la province clé de Kapisa et du district de Surobi à l'Est de Kaboul, au sein du commandement gional Est de la FIAS ; responsabilité qu'elle assumera efficacement jusqu'en décembre 2012.

La France, puissance défendant ses intérêts. Les attentats du 11 septembre ont montré qu'aucune nation ne pouvait se consirer à l'abri du terrorisme international mené par Al-Qaïda. Le président de la publique fait donc le choix de prendre part à cette lutte pour protéger le peuple français et défendre les valeurs dans lesquelles il se reconnait. Il s'agit alors de traquer les membres du réseau d'Oussama Ben Laden abrités par les talibans et de détruire les camps d'entrainement psents sur le

sol afghan, tout en interdisant durablement leur réinstallation. L'action de la coalition

dans  ce  domaine  porte  ses  fruits,  et  me  si  certains  pays  sont  de  nouveau

 

 

 

 

1 Les éléments de la TFLF ont é remplacés par la Task Force « Long Knife » du 4/1 (US) Cavalry dans la province de Kapisa tandis que le district de Surobi est entrement sous responsabilité afghane.

2 Le Royaume de l'insolence - Afghanistan 1504 / 2001, Mickael BARRY, 1984.

3 En application des accords de Bohn de Décembre 2001.


durement toucs4, la France échappe pendant dix ans aux attentats d'Al-Qaïda sur son sol.

La France, partenaire de l'Afghanistan. Il existe une troisième raison à la longévité

de la présence française en Afghanistan et à l'augmentation de son contingent en

2007 puis en 20095. Au cours des opérations de traque d'Al-Qaïda, les puissances occidentales ont progressivement évolué d'un combat de contre-terrorisme à une guerre de contre insurrection, impliquant alors une aide et un soutien au peuple afghan  auxquels  la  France  se  devait  de  participer.  Ainsi,  elle  a  contribué,  en particulier depuis 2007, à l'édification d'un nouveau socle politique, économique et social en Afghanistan en aidant le pays à se reconstruire et se développer suffisamment pour assurer, à terme, son fonctionnement de façon autonome6. C'est dans cette optique que s'inscrit le partenariat stragique entre les deux pays digé en janvier 2012 et ratifié par le parlement français le 27 juillet de la même année.

 

Les Armées françaises en Afghanistan, une génération au combat et la validation opérationnelle des derniers matériels majeurs entrés en service.

 

2001-2012, une génération au combat. Entre 2001 et la fin de l'année 2012, plus de 60 000 soldats, marins et aviateurs français ont servi en Afghanistan, certains plusieurs fois. Beaucoup d'entre eux ont vécu des situations de combat auxquelles la majeure partie des armées françaises n'avait plus é confrontée depuis bien longtemps7. Engagés dans un contexte compliqué de guerre de contre-insurrection et sur un terrain exigeant tant physiquement que pour les matériels, les militaires français ont accompli avec brio l'ensemble des objectifs qui leur avait éfixés par la coalition8. De plus, l'ingration des forces françaises au sein d'un dispositif comptant jusqu 48 Nations s'est faite sans heurt et leur a permis d'apprendre énormément à leur contact tout en faisant valoir le point de vue de la France, tant sur le champ de bataille qu'au sein des états-majors stragiques et opératifs9. Cette génération de soldats, comparable aux « Afghantsy » sovtiques de la fin des années 80, restera marqe par cet engagement difficile10 aux cotés de nos alliés, principalement américains. Elle succède à l'ancienne génération, éprouvée par les conflits dans les Balkans et l'embrasement de la Côte d'Ivoire au début des années 2000.

Onze ans de guerre, une source inépuisable de retour d'exrience (RETEX) et d'évolution doctrinale. Le conflit afghan a profondément fait évoluer les armées françaises, en particulier l'Are de Terre qui a revu son cycle de préparation opérationnelle, alioré son utilisation des appuis et procédé à certaines innovations tactiques  comme  la  « médicalisation  de  l'avant ».  En  effet,  le  cycle  du  retour

 

 

4 Turquie en 2003 (Istanbul), Espagne en 2004 (Madrid) et Grande-Bretagne en 2005 (Londres) par exemple.

5 La Task Force Lafayette est créée le 1er Novembre 2009.

6 Le  «Tokyo Mutual Accountability Framework» rédigé à l'issue de la conférence de Tokyo de juillet 2012 estime que l'Afghanistan aura besoin d'un soutien financier important au moins jusqu'en 2024, fin de la décennie dite

de « Transformation » du Pays.

7 Bien r certaines unités ont connu des actions de combat lors des 20 dernières années, certaines très dures et mortelles, mais l'intensi des engagements en Afghanistan et la durée de la présence française au cœur des combats sur ce théâtre constituent bien une nouveau comme en témoignent brutalement les 88 soldats tombés au champs d'honneur depuis 2001.

8 « Nous pouvons être fiers de ce qu'ont fait les forces ares en Afghanistan », Général d'Are Ract-Madoux

Chef d'état-major de l'Are de Terre le 13 mars 2013 à l'école militaire.

9 Le poste de chef d'état-major de la FIAS a é occupé par unnéral français (le ral de Corps d'Armée de

Bavinchove, en 2012, de plus durant cette me ane le poste de Chef Conduite au sein de « l'International

Joint Command » de la FIAS (niveau oratif) a é occupé par le ral de Brigade Corbet.

10 « L'Are de Terre a redécouvert en Afghanistan un combat très dur », ral de Corps d'armée Oudinet,

commandant en second du Commandement de la Force Terrestre (CFT) le 18 mars 2013 à l'école militaire.


d'exrience a joué pleinement son rôle et chaque fin de mission a donné lieu à des ajustements dans la pparation des unités devant être projetées sur le théâtre. La tamorphose au niveau du combattant individuel est saisissante : instruction sur le tir combat (IST-C), sauvetage au combat (SC1), sensibilisation à la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI), demandes d'appui au contact (artillerie ou « close air support »). D'une formation initiale basée il y quelques années sur les missions communes de l'are de terre (MICAM), les engagés volontaires sont sormais façons pour pondre aux exigences d'un théâtre difficile, où le combat de rencontre  concerne  l'ensemble  des  spécialités  opérationnelles,  du  logisticien  au

voltigeur de tête. Apres l'embuscade d'Uzbin11  en particulier, l'usage des drones a

é renforcé, de nouveaux équipements ont é envoyés sur place et le principe de

« médicalisation  de  l'avant »,  insérant  le  soutien  médical  au  sein  des  unités tactiques, a émis en place, permettant par la suite de sauver la vie de nombreux soldats.  Sans  tomber  dans  le  travers  d'une  « afghanisation »  des  armées  (qui voudrait  que  ce  tâtre  serve  de  référence  pour  l'ensemble  des  interventions futures), les forces françaises ont exploité toutes les leçons de cet engagement pour améliorer leur formation, leur pparation et leurs procédures d'exécution de la mission. Elles en sortent résolument plus aguerries et plus résilientes.

 

Le théâtre afghan, vitrine des nouveaux équipements français.

Outre un aguerrissement incontestable de leurs unités, les armées ont aussi pu lors du conflit afghan, projeter une panoplie complète des nouveaux matériels et équipements   en   service.   L'ensemble   des   systèmes   d'armes   de   « nouvelle génération »  a  é déployé :  licoptères  de  combat  TIGRE,  licoptères  de transport CARACAL, porte-avions Charles de Gaulle, canon de 155 mm CAESAR, véhicule de combat d'infanterie VBCI et VAB ULTIMA, drone HARFANG, mais aussi le nouvel équipement du fantassin FELIN, la trousse individuelle du combattant, la tourelle télé-opérée sur le VAB (TOP). Aboutissement d'anciens programmes d'armement  ou  conséquence  de  « l'adaptation  active »,  tous  ces  matériels  et équipements se sont montrés parfaitement adaptés à l'engagement afghan, permettant ainsi de confirmer le niveau d'excellence de l'industrie d'armement française. Bien sûr, tous  ces matériels n'ont pas été projetés immédiatement sur le tâtre et il aura fallu parfois attendre que des événements douloureux se produisent pour que certaines initiatives se concrétisent. Cependant, la France aura donné les moyens à ses armées de remplir leur mission en Afghanistan et de tenir leur rang aux côtés d'autres armées dotées de ressources beaucoup plus importantes.

 

2001-2012, la métamorphose afghane.

 

La construction des forces de sécurité afghanes (Afghan National Security Forces  /  ANSF).  Lorsque  l'opération  « Enduring  Freedom »  est  clenchée  en Décembre 2001, les forces nationales de sécuri afghanes n'existent pas. Fin 2012, au moment où la France rapatrie ses dernières « troupes combattantes », l'Armée Nationale Afghane (ANA) compte environ 190 000 soldats et les forces de police (ANP) près de 150 000 agents, soit un peu plus de 340 000 Afghans dédiés à la sécuri du leur pays. Depuis l'é 2012, ces forces nationales sont responsables de la sécuri sur plus de 75% de leur territoire et conduisent régulièrement des opérations  coordonnées  contre  les  Talibans,  avec  des  sultats  encourageants

 

11 En aout 2008, 10 soldats français ont é tués lors d'une embuscade dans la vallée d'Uzbin, 21 ont é blessés.

C'est le plus lourd bilan pour les forces fraaises en opération depuis l'attentat du Drakkar en 1983 au Liban.


même si leurs pertes restent élevées et leur taux de sertion poccupant (de l'ordre de 22% en 2012). Le changement de mission de la FIAS, initié s 2013 et rappepar le président Barack Obama le 11 janvier 2013, est cen concentrer les moyens de la coalition sur la formation et le conseil de l'are afghane. Ce changement devrait permettre de poursuivre la montée en puissance de ces forces et leur donnera probablement la confiance cessaire dans leur propre capacité à empêcher tout retour des Talibans après le départ des forces de l'OTAN en 2014. Cependant, tout n'est pas parfait et certains problèmes comme la corruption, le manque de els moyens logistiques et une qualité de chefs térogène amoindrissent les capacités orationnelles de ces forces de sécurité. Il est toutefois encourageant de constater que celles-ci, en particulier l'ANA, jouissent d'une image

particulièrement positive auprès de la population12.

La création d'une administration politique et les prémices d'un développement

économique.

Le 22 cembre 2001, Hamid Karzai est nommé chef du gouvernement provisoire après la chute du régime Taliban consécutif à l'intervention armée américaine, il sera ensuite investi président de la République Islamique d'Afghanistan le 7 cembre

2004. Dans le domaine politique et administratif tout est à faire, en gardant comme ligne directrice la prise en compte des spécificités du peuple afghan et sa diversiethnique. Apres 8 années au pouvoir gce à sa élection en 2009, le président Karzai est sormais à la tête d'un gouvernement et d'une administration ouverts ethniquement et comptant encembre 2012, 96 femmes, situation totalement inconcevable en 2001. Evidement cette administration est globalement corrompue et peine à imposer sa légitimité face à une population particulièrement attace à son mode de vie traditionnel (tribal) et avide d'autonomie par rapport à un pouvoir centralisé  à  Kaboul13.  Cependant,  trois-quarts  des  personnes  interrogées  par l' « Asia Foundation » en 2012 ont une image plutôt positive de leur administration centrale. L'aide internationale promise lors de la conférence de Tokyo en juillet 2012 est liée à des progrès significatifs en matière de corruption, dtat de droits et de

droits des femmes, et laisse donc augurer des avancées à venir dans ces domaines à court ou moyen terme. Enfin, l'amélioration du niveau de sécuri globale à travers le pays a amené les puissances avoisinantes comme la Chine et l'Inde à conclure des accords stragiques avec l'Afghanistan pour explorer puis exploiter ses nombreuses ressources naturelles. Même si ces accords ne constituent qu'une première étape de la construction d'une économie capable de subvenir aux besoins de l'Afghanistan, ils permettent dtre relativement optimiste sur la capacité du pays à velopper son potentiel et devenir moins dépendant de l'aide internationale à partir de 2024, fin de lacennie de « transformation » et de l'aide financière internationale cidée lors de la conférence de Tokyo.

La révolution sociale et sociétale de la population afghane.

Sans occulter qu'il reste beaucoup à faire en Afghanistan au niveau économique, social et politique on peut tout de même dresser un constat objectif de ce qu'a apporté l'engagement de la coalition dans ce pays depuis dix ans. Au niveau des infrastructures, ce sont plus de 12 000 écoles, 250 hôpitaux, 1830 cliniques et 24

000 km de routes qui ont été construits depuis 2001. Concernant l'éducation, d'un million d'enfants scolarisés en 2001 (presque exclusivement masculins) pour 20 000

 

 

12 Selon l' « Asia Foundation » qui a réalisé une enqte d'opinion en 2012 auprès de 6300 afghans au sein de

34 provinces différentes, 93% des personnes interrogées ont une image positive de leurs forces armées me si une partie reste sceptique quant à leur capaci à orer sans aucune aide de l'OTAN.

13 Le président Karzai est souvent vu comme le maire de Kaboul et non comme le président du pays.


enseignants il y a aujourd'hui dans le pays plus de 172 000 professeurs en charge de près de 8 millions d'enfants dont 40% sont des filles14. Dans le domaine de la santé, seuls 8% de la population avait accès à des soins durant le gne Taliban tandis qu'actuellement 85% y ont accès dans unlai moyen d'une heure. Parallèlement à cela, le taux de mortalité infantile est passé de 167/1000 (taux le

plus élevé au monde) à 77/1000 soit une baisse de 22%. Enfin, 70% de la population possèdent aujourd'hui un accès à un réseau de téphonie mobile et à des medias inpendants, de nouveaux marchés fleurissent chaque jour dans les villages grâce à la sécuri assurée par les forces nationales afghanes. La ligue de football (Afghan Professional Football League) a même repris en octobre 2012, avec des matchs diffusés par une chaine de tévision indépendante. Plus important encore, la population afghane est sormais fortement attachée à ses acquis comme en témoignent les nombreux souvements populaires à travers le pays en 2012 lorsque les Talibans ont ten de fermer des écoles ou d'en retirer les petites filles. Selon l'étude  menée  par  l'Asia  Foundation en  2012,  plus  de  87%  des  personnes interrogées pensent que les femmes devraient avoir les mêmes droits que les hommes, et 85% sont opposées à un retour des Talibans au pouvoir.

 

 

 

Les prochaines échéances internes à l'Afghanistan nous diront si la communauté internationale peut être optimiste quant à l'avenir de ce pays. Après plus de dix ans d'engagement aux côtés de nos alliés, la France et ses armées peuvent être légitimement fières de ce qu'elles ont accompli. La première, pour avoir tenu son rang  et  prouvé  que  sa  voix  compte  toujours  sur  la  scène  internationale.  Les secondes pour s'être montrées à la hauteur d'une mission difficile et exigeante dans un contexte de contre-insurrection au sein d'une force internationale comptant dans ses  rangs  les  armées  les  plus  modernes  du  monde.  Elles  auront  aussi  réussi, parfois, à influer sur les cisions majeures prises par l'alliance et fait valoir l'approche française, en particulier vis-à-vis des missions de formation et de conseil des forces de sécurité afghanes.   Enfin, après six mois passés au Royaume de

l'insolence15  je suis persuadé pour ma part, et sans tomber dans un triomphalisme déplacé, que la coalition menée par les Etats-Unis aura énormément apporté à ce pays. Elle lui aura surtout donné, après onze ans de présence, les moyens de prendre en main son destin pour façonner, à sa manière et avec un soutien pérenne de la communau internationale, l'avenir de son peuple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 25% des enfants n'ont toutefois toujours pas accès à l'éducation.

15 Le Royaume de l'insolence - Afghanistan 1504 / 2001, Mickael BARRY, 1984.

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