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Histoire et Stratégies

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Ankhé (Centre-Annam, 24 juin 1954): extraction difficile ou embuscade annoncée

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Par le Général de corps d'armée (CR) BILLARD[1]

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Note liminaire: L’opération ATLANTE, évacuation d’ANKHÉ, a fait l’objet d’une analyse, sous l’angle doctrinal, du Colonel GRITCHENKO publiée dans le n°12 de la revue Doctrine (Août 2007). L’article qui suit présente la vision complémentaire d’un exécutant sur le terrain.

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Son propos est double:
• Replacer les combats des Hauts-Plateaux (opération ATLANTE) dans leur contexte stratégique. Dans l'esprit de NAVARRE cette opération PRINCIPALE visait à la reconquête et à la pacification du Lieu Khu V. DIEN BIEN PHU ne devait être qu'une opération SECONDAIRE destinée à concentrer les forces Viet-Minh en un point où elles seraient vulnérables.
• Apprécier la responsabilité du commandement qui avait choisi d'évacuer ANKHÉ avec un dispositif inadapté (type CAO-BANG) qui ne permettait aucune manœuvre et qui livrait aux Viets un GM 100 pieds et poings liés. Une étude approfondie des archives du SHAT
[2] montre que la responsabilité du choix de cette solution est partagée entre le Colonel BARROU, commandant le G.M. 100, le Général de BEAUFORT, commandant l'opération ATLANTE, et les états-majors de SAIGON et NIATRANG
 
«L'évacuation d'ANKHÉ, qui avait été prévue par une directive du général ELY en date du 20 mai dernier (1954) lors de sa mission en Indochine, n'avait pas encore, ce 20 juin, reçu de commencement d'exécution. Elle devenait plus délicate, mais il fallait la réaliser».
Général Salan
 
«Le général Navarre; nommé en mai 1953 commandant en chef en Indochine reçut pour mission de mettre la France en position militaire favorable pour engager les négociations de paix avec le Viet-Minh.
 
À cet effet, le Plan Navarre visait pour I'année 1953-1954:
 
d'une part, à débarrasser le Centre et le Sud-Annam de la menace Viet-Minh et à confier la défense de l'Annam aux forces vietnamiennes
 
d'autre part, à récupérer des forces militaires mobiles pour le nord et le Tonkin (opération ATLANTE - effort principal)
 
enfin, à fixer à Dien Bien Phu, à I'ouest du Tonkin, la menace Viet-Minh en direction du Laos et à protéger le Haut-Laos (opération CÀSTOR - effort secondaire).
 
Au moment de l'affaire d'Ankhé (24-25 juin 1954), le camp retranché de Dien Bien Phu est tombé le 7 mai. Les pourparlers de paix, engagés le 26 avril, aboutiront le 21 juillet aux accords de Genève; le cessez-le-feu prendra effet en Annam le 3 août.
 
Pendant que se déroulait dans le nord-ouest l'opération CASTOR et la bataille de Dien Bien Phu (novembre 1953 - mai 1954) les forces françaises engagées au Centre-Annam, et le G.M. 100 tout particulièrement, allaient connaître un sort peu commun en raison des conséquences de la chute de Dien Bien Phu.
Le Groupe Mobile 100 (G.M. 100)
 
Constitué à partir du Régiment de Corée, héritier du célèbre «Bataillon de Corée» dédoublé en deux bataillons (1er et 2ème) par intégration de volontaires français et du Commando Bergerol, le G.M. se compose en outre du Bataillon de marche franco-cambodgien, du 43ème RIC et du 2ème groupe d'artillerie du 10ème RAC.
 
Après quelques mois de formation et une opération d'accoutumance en forêt d'Anson, cette unité de réserve générale de 3.000 hommes, complétée par le 3ème escadron du 5ème Cuirs, regagne à toute vitesse les Hauts-Plateaux où la menace Viet-Minh (Interzone 5 ou Lien Khu V) se précise (nord de Kontum, Chéo-Réo, Song Ba).
 
Déterminante pour la stratégie adverse, cette zone est à sa portée. Le commandement français en a dégarni la défense. Seuls s'y trouvent des unités fixes: la 4ème division vietnamienne «Montagnards» et de petits commandos de jungle. Le 11ème groupe mobile (G.M.11) est chargé de la défense d'ANKHÉ.
 
C'est dans cette zone, aussi importante pour le Viet-Minh que pour les forces françaises, de part et d'autre de la RC 19, qu'ont eu lieu et que vont avoir lieu les combats les plus acharnés entre le GM 100 et les excellents régiments Viet-Minh 803 et 108.
L'opération ATLANTE
L'adversaire Viet-Minh
 
Il est bien connu. Sur les Hauts Plateaux de la cordillère annamitique, son volume est estimé à douze bataillons réguliers et à six unités régionales. Les régiments 803 et 108 sont appuyés par cinq bataillons Chuluks et deux régiments régionaux. Le 803 a déjà été opposé à six ou sept reprises au G.M. 100. Le total des effectifs adverses engagés est estimé à 15.000 combattants renforcés par 25.000 porteurs ou brancardiers.
 
Nos services de renseignement fonctionnent bien. L'information provient des prisonniers, des ralliés, des écoutes, parfois de la population, ainsi que du fameux commando Vitasse, composé de Rhés à l'aise dans la brousse, et qui constitue l'éclairage du G.M. 100. Après coup, on peut juger que les 2èmes bureaux appréciaient assez correctement la situation: position des forces et des P.C., volume des forces et hypothèses sur l'adversaire.
 
Il s'agit pour le Viet-Minh, qui contrôle déjà le Nord Annam, de pousser fortement vers le sud, de contrôler la RC 19, de s'emparer d'Ankhé, de Kontum et de Pleiku pour s'ouvrir la route de Ban Me Thuot et de la Cochinchine. La méthode consiste à garder constamment le contact, à monter le plus souvent possible des embuscades, en particulier contre les convois routiers, et à s'esquiver en laissant peu de traces.
 
Le Colonel Barrou, commandant le G.M. 100, parlera de l'invincible et insaisissable 803. Le Viet-Minh complète le système de pistes et de routes par un réseau rustique destiné à faciliter ses concentrations et sa logistique.
 
En résumé, l'adversaire est une armée entraînée, très motivée, capable de subir des pertes sérieuses et de marcher 50 kilomètres par jour pendant plusieurs jours. Stratégiquement, pour le Viet-Minh, le but est clair: il faut être résolument offensif.
 
Dans ses mémoires, le Général Nguyen Giap écrit: «conformément à notre principe stratégique - dynamisme, initiative - nos troupes de l'Interzone 5 (Lien Ku V) reçoivent l'ordre de ne laisser qu'une faible partie de leurs effectifs pour contenir l'ennemi tandis que le gros de nos forces passera à l'offensive dans le nord des Hauts Plateaux.
Le G.M. 100
 
Jusqu'à la mi-avril, le G.M. 100 est confronté à une succession d'embuscades. Il manquera même de détruire à Pleiku son principal adversaire: le régiment Viet-Minh 803 y perd 3.000 hommes! Le 9 avril, il relève le G.M. 11 (Vietnamien) à Ankhé où est aménagé un véritable camp retranché avec terrain d'aviation (pour Dakota). Mais, le poste du col du Deo Mang, situé à 25 kilomètres à l'est, est tombé le 30 mars et les chars du 5ème Cuirs sont maintenus en réserve à Pleiku, à 55 kilomètres à l'ouest.
 
À partir du 16 avril (dernier convoi routier), on estime que la RC 19 Pleiku - Ankhé - Qui Nhon est coupée. Les liaisons et le ravitaillement se font désormais par voie aérienne. Le 4ème bataillon vietnamien «Montagnards» est aérotransporté sur Ankhé. Il n'est plus question d'éliminer les forces du Lien Ku V. On adopte une position générale défensive: «Il faut éviter le pire: évacuer dans la précipitation» (Général Salan)
 
En effet, après la chute de Dien Bien Phu, le Général Ely a remplacé le Général Navarre. Sa directive du 20 mai 1954 prévoit l'évacuation d'Ankhé. La général Salan assure le commandement en chef. C'est à lui que revient de faire exécuter les retraits décidés: opération «AUVERGNE» au Tonkin et opération «ÉGLANTINE» pour le repli d'Ankhé. Il charge le colonel Buffin d'en préparer les modalités.
L'opération ÉGLANTINE
 
Le G.M 100 sortira seul d'Ankhé avec son énorme convoi et, toujours seul, franchira d'un bond la partie la plus dangereuse de l'itinéraire jusqu'au P.K 22.
Un élément de recueil l'attendra au pied du col de Mang Yang (22 kilomètres à l'ouest). Il est accompagné du 42ème G.M. de Sockeel, du 3ème Cuirs de Doucet, du GAP 1 de Romain-Desfossés comprenant le 3ème BPVN (ou 3ème BAWOUAN du commandant Mollo qui compte parmi les meilleures unités parachutistes) et le 7ème BCCP.
La bretelle de Dak Doa (20 kilomètres à l'ouest du col de Mang Yang) sera tenue par les légionnaires et les «Montagnards».
L'appui aérien sera fourni par les B26 de Nha Trang et par les chasseurs bombardiers de l'Arromanches croisant au large de Qui Nhon, à l'est.
 
Le Colonel Barrou, commandant le G.M. 100, apprendra les détails de l'opération le 15 juin, lors d'une liaison aérienne à l'état-major de Saigon (EMIFT). Cinq hypothèses de repli ont été étudiées et confrontées à l'avis des différents états-majors:
 
H1: rejoindre Qui Nhon à l'est-sud-est, mais l'état de la route est tel que les unités du génie n'auront pas le temps de la réparer avant l'arrivée des bataillons viets.
H2: évacuer par voie aérienne et rejoindre Cheo-Réo - 380 tonnes à transporter, en abandonnant les véhicules lourds et certains impedimentas (240 véhicules et une antenne chirurgicale) - solution tout à fait inacceptable pour l'état-major de Saigon.
H3: résister sur le site d'Ankhé, mais l'état-major estime que l'on a besoin du G.M. 100 ailleurs (or, dans le rapport du Colonel Barrou écrit après sa captivité, on apprendra qu'en raison des pertes à prévoir, le Viet-Minh n'aurait pas attaqué Ankhé!).
H4: forcer le passage sur la RC 19 en adoptant un dispositif du type Cao Bang (octobre 1950) et en jouant sur la rapidité (pour couvrir 22 kilomètres avec l'appui de l'artillerie et de l'aviation), solution proposée par le Colonel Barrou.
H5 (variante de la précédente): envoyer à Pleiku, à l'ouest, une forte colonne de secours (G.M. 20) «à pied, sans véhicules et sans artillerie» par la brousse pour y recueillir les éléments du camp retranché (solution jugée trop acrobatique).
 
L'évacuation d'Ankhé
 
Le 19 juin, les Généraux Salan, de Beaufort et Buffin sont de passage à Ankhé Les Capitaines Fiévet et Girard (B2 du G.M. 100) exposent les possibilités de I'adversaire telles qu'ils les ont évaluées jour après jour:
 
- le régiment régional 120 jouxte la RC 19,
 
- une partie du régiment 96 est située près du PK 22
 
- le gros du régiment 810 est à quelques dizaines de kilomètres d'Ankhé
 
- une partie du régiment 108 stationne dans la région du col de Deo Mang
 
- le régiment 803 est reconstitué.
 
 
 
Devant ce renforcement important et inattendu de I'adversaire dans la zone d'opération, un message du PC ÉGLANTINE avance la date de l'évacuation. «L'adversaire est en mesure de concentrer plusieurs bataillons à partir du 25 (juin) au soir sur la route Ankhé - Mang Yang. Ordre est donné au G.M 100 d'avancer le départ au 24 matin et de rejoindre le PK 22 le soir».
 
 
 
Il est écrit «le personnel fera mouvement à pied, les véhicules servant uniquement au transport du matériel: premier bond: le PK 11; puis le G.M. 100, regroupé, devra atteindre le PK 22, éventuellement en force»
 
On comprend immédiatement que les véhicules de l'artillerie et du génie alourdiront considérablement la marche et que cette manière de faire ne peut réussir que si les unités ne sont pas retardées par des obstacles et/ou des embuscades. Or c'est ce qui va se passer au PK 14.
 
Certains responsables se montrent sceptiques: Salan lui-même, de Beaufort ainsi que Romain-Desfossés qui commande le GAP1 et s'exprime en montrant la carte: «Ies Viets vont attaquer le GM 100 vers les PK 14 - PK 15, c'est sûr! Ensuite, ils nous attendront au retour au Dak Ayun et près de la bretelle de Plei Bon!».
 
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Après avoir commencé à quitter Ankhé le 24 juin vers 03h00, les différents bataillons du GM, le BM du 43ème RIC en tête, se mettent en route, camions d'artillerie attelés, le 2ème de Corée fermant la marche. On imagine la longue colonne de240 véhicules et 12 pièces d'artillerie, articulée en quatre rames, s'étirant sur huit kilomètres!
 
Le bataillon «Montagnards» s'arrête sans raison. Le 2ème de Corée le double et va relever le BM 43 dès qu'il est arrivé au PK 11. Il est l0h30. Un sérieux barrage de pierres est signalé par l'avion d'observation au PK15. Il est prévu en cas d'accrochage, de procéder à une «marche en perroquet»: le bataillon suivant viendra épauler celui qui le précède.
 
L'état-major du G.M. 100 pense que le recueil (chars du 5ème Cuirs, 42ème G.M., parachutistes du GAP, bataillon «Montagnards») sera bien au rendez-vous du PK 22. Or, tous les éléments de recueil attendus sont bien à l'ouest du PK 22, en particulier l'appui des chars fera cruellement défaut.
L'embuscade
 
 
 
Embuscade du PK 15 - 24 juin 1954
 
 
 
Le repli d'An Khé:
 
Entre An Khé et Pleiku sur la RC 19 le GM 100 laissera 50% de ses effectifs et 85% de ses véhicules.
 
Vers midi, le GM 100 est pris dans une gigantesque embuscade et attaqué sur trois kilomètres de front (des PK 12 à l5). Pendant tout l'après-midi, ses unités vont s'efforcer de contenir l'adversaire; tant bien que mal l'artillerie du 10 ème RAC, éparpillée tout le long de t'itinéraire, arrive à tirer et à refroidir certaines zones. Le Colonel Barrou, les commandants de bataillon et tous les exécutants manœuvrent avec brio, alternant assauts répétés et concentrations de feux. Les «Morane» des GAO et les «Bearcat» de l'Arromanches calment les ardeurs du bataillon 803 qui décroche vers 13 heures 30. Mais à partir de 14 heures 30 se déchaîne un feu nourri venant du nord de la route, suivi d'assauts viets répétés.
 
Submergées nos forces sont réduites à des îlots défensifs. Dans la soirée, les combattants reçoivent I'ordre de détruire les matériels (camions, canons, postes radio) et de rejoindre le PK 22 par la brousse. Beaucoup y réussiront. De part et d'autre, les pertes sont très importantes (au moins 500 hommes du côté français en une demi-journée de combat). Le GM 100 n'existe plus!
Commentaires
 
Cinquante ans après, il peut sembler indécent de vouloir tirer des enseignements d'une telle bataille. Il est toutefois permis de réfléchir sur les aspects particuliers de cet engagement qui a anéanti un groupe mobile en quelques heures
 
sur la façon de procéder: Barrou, Buffin, de Beaufort. On ne peut pas dire que I'opération ait bénéficié d'une volonté commune;
le choix entre rapidité et sûreté n'a pas été fait et, dans ce cas particulier, la vitesse et la surprise n'ont pas pu jouer;
la discrétion: en observant le terrain d‘aviation d'Ankhé, l'adversaire savait que nous quitterions sous peu le camp,
privé de son escadron de chars, le GM ne pouvait forcer une embuscade mise en place depuis plusieurs jours et soigneusement camouflée;
vouloir se servir de Ï'artillerie suppose que ses déploiements successifs aient été prévus et que les batteries regroupées utilisent au maximum la puissance de leurs feux avant de lancer I'infanterie.
 
 
 
«C'était l'ambition profonde des officiers subalternes qui attendaient le moment où, en ordre de bataille, le GM 100 prendrait à partie les forces viet-minh pour leur faire payer leurs morts et leurs blessés. Le colonel Barrou était d'un tempérament offensif, II avait hâte de «sortir d'Ankhé», car il sentait que Ia défense de ce point d'appui était aléatoire».
 
L'estimation du rapport des forces est indispensable. Sur le lieu de I'embuscade, il était de l'ordre de 1 à 2 voire de 1 à 3. Certains états-majors avaient correctement estimé le rapport des forces et préconisé l'hypothèse de la rapidité (sans les véhicules).
 
I'appui aérien a été déterminant. Après plusieurs attaques au sol, il est vraisemblable que le décrochage de l'adversaire vers 13h30 ait été dû en grande partie à cet appui (napalm et canon).
mentionnons Ie courage des chefs et des combattants. De nombreux chefs ont payé d'exemple. Ils ont été tués ou blessés, ce qui explique en grande partie la résistance des combattants de tous bords et le fait que le moral n'ait jamais flanché. Ils auraient simplement aimé, en plus, participer à une victoire et détruire le Viet.
la solution choisie, il restait à conduire l'action jusqu'au bout, dans le sens convenu. Il semble que ce ne fut pas le cas. Le bataillon vietnamien s'arrête et le 2ème de Corée va le doubler (la méthode du déplacement en perroquet des unités freine inévitablement la rapidité. Les rendez-vous donnés au groupement ouest (Chars, 42ème GM, GAP1) dans la région du Mang Yang ne sont pas honorés. La porte de sortie du GM 100 est alors fermée.
 
Devant une telle somme de volontés, d'initiatives locales et d'esprit de sacrifice, il est permis de se demander comment aurait tourné cette bataille si toutes les actions avaient pu être coordonnées et si un seul chef avait imposé une manœuvre d'ensemble en refusant le «rendez-vous» intermédiaire (PK 11) et en menant un combat tous moyens réunis contre un adversaire somme toute à sa mesure.
 
Nous avions les moyens de gagner et nous avons perdu une bonne occasion d'infliger, grâce à l'appui aérien (toute la 11 F du Bois Belleau) et I'artillerie, une sérieuse défaite au Régiment 308 (plus 25.000 coolies).
 
Après Dien Bien Phu, ce désastre terminait mal la guerre d'Indochine. Une embuscade annoncée et menée par un adversaire professionnel et résolu a eu raison de notre détermination et de notre courage.
 
 
 
[1] À l'époque le Général de corps d'armée BILLARD avait l'honneur d'être lieutenant d'artillerie au II/10ème Régiment d'Artillerie Coloniale et engagé dans l'opération ÉGLANTINE.
 
[2] Service Historique de l'Armée de Terre