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Sciences et technologies

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Emploi et non-emploi de capacités opérationnelles décisives : les logiques en œuvre et leurs conséquences

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Par le CNE RYNINE

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Le char Leclerc, illustration de l’indécision stratégique

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Les capacités budgétaires de l’Etat français se contractent d’année en année. Face à cette situation, le gouvernement est dans l’obligation de classer ses priorités et de leur attribuer des budgets en réduction. Des choix doivent être opérés dans ce qu’il reste de marge de manœuvre, c’est-à-dire les missions régaliennes. Ainsi, la Défense, responsabilité étatique fondamentale, participe plus que toute autre fonction publique au redressement des comptes publics en concédant des efforts considérables. Ces derniers se traduisent en choix capacitaires préalablement orientés par une analyse du contexte stratégique actuel et futur.
En terme micro-organisationnel, des capacités de combat sont réduites à un niveau tel qu’il s’agit pour certaines d’entre elles d’un abandon opérationnel. Le char chenillé Leclerc, fleuron et symbole d’une cavalerie blindée, avec la disparition d’un régiment à l’été 2014, rentrera bientôt dans cette catégorie des capacités résiduelles sans effet tactique possible.
Dans ce cas, est-il pertinent de conserver un parc aussi limité d’engins dédiés au combat de contact ? L’emploi des unités préservées permettra-t-il d’obtenir un effet déterminant sur l’ennemi ? A contrario, la saignée opérée se justifie-t-elle par les économies ainsi dégagées ? Ces dernières valent-elles de restreindre les modes d’action du chef tactique et in fine, de contraindre la liberté du chef politique ?
La somme de ces interrogations marque la difficulté de décider l’abandon d’une capacité si cruciale. Mais, son maintien dans un état léthargique est financièrement coupable.

Le débat, nécessaire, sur l’avenir du Leclerc, plutôt que d’aborder des considérations techniques ou opérationnelles, devrait porter sur les raisons de son non emploi. Ces dernières sont finalement identiques à celles qui lui permirent par deux fois d’aller marquer de ses patins l’asphalte kosovare ou libanaise. C’est-à-dire qu’il s’agit d’abord d’une volonté politique d’engager ou non un matériel de guerre majeur et impérialiste.

Deux articles d’anciens stagiaires du CSEM[i] ont démontré que la cavalerie blindée possède des atouts remarquables, y compris dans les conflits actuels, et que son emploi fait pour le moins l’objet d’une « frilosité ». En s’appuyant sur ces deux constats - utilité opérationnelle et timidité d’engagement - la réflexion conduite sur ce système d’armes si particulier doit enfin aboutir à une décision : abandon ou préservation mais certainement pas maintien d’une capacité échantillonnaire en érosion constante.
La France, au regard de son histoire, de son rôle dans les affaires du monde, de ses obligations internationales, des attentes qu’elle peut susciter, et des menaces connues et encore inconnues auxquelles elle devra faire face sur une planète chaque jour plus disputée, doit impérativement préserver sa composante char de bataille, socle incontournable de modes d’action coercitifs.

Une décision d’emploi avant tout politique


Une arme à la portée politique
Si le chef militaire décide d’employer le char de bataille, c’est qu’il en attend un effet tactique précis. Il en est de même au niveau politique. Peu d’équipements militaires, qui plus est de mêlée, font l’objet de tant d’attention de la part du pouvoir. Lorsque le chef des armées prend la décision de déployer le char Leclerc, c’est qu’il souhaite envoyer un message particulier. Il s’agit d’un signal fort qui vise à afficher la fermeté d’engagement d’un gouvernement, à donner de la solidité et de la réversibilité à une force, et surtout à tenter de dissuader l’adversaire. Employer un char plutôt qu’un véhicule blindé de combat ou une section d’infanterie permet d’afficher sans ambiguïté sa volonté de s’investir. Le char impressionne les belligérants, au moins dans un premier temps. Il permet aussi de s’imposer face aux autres acteurs politiques de la crise (l’ONU, les amis ou alliés).

Ce raisonnement présida au déploiement du Leclerc au Liban. La résolution de l’ONU instituant la FINUL dans sa version 2 fut portée par le gouvernement de monsieur de Villepin  et se justifiait par l’attribution d’un mandat plus répressif (sous chapitre VII) que le mandat initial qui datait de 1978. En raison de son activité diplomatique et de ses intérêts stratégiques, la France se devait d’être le principal contributeur et surtout le plus emblématique, le plus visible politiquement et médiatiquement.
Le choix du Leclerc s’opère dans ce triptyque décisionnel : engagement politique et diplomatique, visibilité médiatique, efficacité opérationnelle.

L’escadron de chars Leclerc (13 engins), en dépit de sa masse salariale réduite, produit un effet politico-militaire conséquent avec la mise en oeuvre d’un système d’armes puissant, imposant et manœuvrier. Dans ce cadre, l’emploi de ce type d’unité est un démultiplicateur d’efficacité à plusieurs niveaux.
Le rapport coût contre effets réalisés se révèle particulièrement intéressant. Dans sa signature politique et médiatique, le déploiement d’une telle unité est l’équivalent de celui de plusieurs compagnies d’infanterie.
Le char de bataille est donc aujourd’hui un outil politique de projection de puissance. Poser des chenilles de char français sur un sol étranger est « lourd » de symboles et d’engagement, car il s’agit d’un des équipements militaires majeurs d’exercice de la souveraineté.

Un sous-emploi imputable au manque de vision et de courage
Le faible emploi du char de bataille français provient davantage d’un défaut de grande stratégie claire et cohérente que d’un problème de disponibilité inhérente au matériel, ou de doctrine d’emploi foncièrement inadaptée aux conflits actuels de contre-insurrection.

Equipement majeur des forces terrestres et fleuron de la mêlée depuis la décennie 90, le Leclerc n’a toutefois été engagé qu’à deux reprises sur un théâtre d’opération extérieure (Kosovo puis Liban). Pour autant, son acheminement et sa projection en dehors des frontières nationales restent largement réalisables puisque des unités Leclerc participent très régulièrement à des exercices d’ampleur dans le golfe arabo-persique, et bien sûr, entrainent leurs équipages lors de manœuvres blindées sur les terrains militaires de métropole.
Face à cette faible fréquence de déploiement, les détracteurs avertis se concentrent sur le seul critère pertinent qui demeure en dehors de l’emploi opérationnel, c’est-à-dire la « soutenabilité » financière du système d’armes. Le coût d’entretien est ainsi souvent dénoncé, particulièrement lorsque les contraintes budgétaires imposent aux armées d’effectuer des choix douloureux.
En observant les causes et non les conséquences, il apparait que la problématique de fond de ce type de matériel est en fait la prise de décision (processus et acte final) de son emploi dans le cadre politique français contemporain. Une telle disposition justifierait à elle seule l’allocation des crédits nécessaires à la maintenance des parcs et donc à la maitrise de la disponibilité opérationnelle. Or, cette disponibilité, faute des budgets suffisants, est jugée insatisfaisante et valide finalement le non-emploi d’un équipement réputé peu fiable, dédouanant au passage le politique de tout choix capacitaire.

Pourtant, faire le choix du char de bataille, c’est vouloir s’engager politiquement dans la résolution d’un conflit ou dans la génération d’une force militaire robuste.
Faire le choix du Leclerc, c’est également accepter d’allouer les ressources indispensables à l’entretien de cette spécialité au regard d’analyses géostratégiques qui confirment l’effort financier.
Mais la conduite politique de la France n’est aujourd’hui pas favorable à l’utilisation d’un tel équipement. En refusant de désigner l’ennemi actuel et en se gardant de définir la menace prochaine, le politique ne permet pas aux armées de répartir leurs ressources budgétaires entre les différents équipements nécessaires à l’accomplissement des missions futures[ii]. Cette situation est exacerbée, à la fois par la tyrannie médiatique de l’immédiateté alors que la construction d’un outil de défense national repose sur le temps long, similaire au temps du « polis », et par l’insoutenable carcan budgétaire dont le gouvernement ne parvient pas à se défaire.

Ainsi, à travers l’exemple d’un non-choix capacitaire précis, celui de l’emploi du char de bataille français Leclerc et de son entretien, il est possible d’illustrer un mal plus profond et plus conséquent, celui de notre errance stratégique soumise à l’indécision politique, elle-même ballotée par son impératif médiatique et son assujettissement à la charge de la dette.

L’impérieuse nécessité de choisir et d’en assumer les conséquences

Dans le contexte sécuritaire actuel et au regard de l’hiver budgétaire, quelle est la démarche qui doit présider à la définition de la défense nationale ? Le gouvernement doit-il se projeter en avant et allouer les moyens nécessaires à la réalisation de la ligne de politique étrangère qu'il semble se fixer ou doit-il au contraire constater la récession et opérer des choix pragmatiques et inédits parmi ses diverses dépenses ?

La liberté d’action des décideurs déjà amputée par des moyens trop réduits.
A défaut de posséder un contrat opérationnel stabilisé et des ennemis déclarés, les forces armées se préparent tout azimut afin de pouvoir répondre à une multitude de sollicitations urgentes et diversifiées. L’objectif ultime de la planification militaire étant de mettre à la disposition du chef politique, un panel de possibilités d’intervention, les « options militaires ».
Or, en l’absence de la cohérence apportée par une vision stratégique pérenne, les choix entrainent inévitablement une dispersion des efforts et donc une contraction de l’initiative. Le risque est bien de se soumettre au rythme adverse et à sa tactique au lieu de s’organiser au regard d’objectifs clairement assignés.
Simultanément, le chef politique, en raison d’ambitions toujours élevées, impose aux armées de conserver des capacités dans toute la gamme des interventions militaires. La contradiction croissante entre moyens et objectifs conduit à réduire progressivement, au fur et à mesure des annuités non honorées, toutes les capacités, à l’exception de celles jugées prioritaires (notamment l’appréciation autonome de situation). L’exercice atteint aujourd’hui ses limites avec des glissements sous certains seuils capacitaires. Ainsi, des spécialités ne peuvent dorénavant plus produire d’effet tactique en raison de leur taille restreinte. Les possibilités tactiques du chef militaire se ferment peu à peu, réduisant automatiquement la liberté d’action du décideur politique.

La cavalerie blindée chenillée fait partie de ces spécialités situées en-deçà de l’effet de masse. Or, si la capacité d’intervention sur chars Leclerc, même réduite, est conservée par la LPM 2014-19, c’est bien que la Nation entend se prémunir de la résurgence éventuelle d’une menace majeure qui nécessiterait l’emploi d’un char lourd.

Mais, cet outil coûte cher, trop cher pour nombre d’observateurs, au regard de son emploi effectif sur les théâtres d’opérations. Ce poids financier fut identifié très tôt puisque les commandes passées à l’industriel ont été réduites par paliers significatifs avant même la mise en service opérationnel. Pour mémoire, entre 1979 et 1981, la définition du programme franco-allemand de char de combat visait une cible d’équipement de 1500 chars pour la partie française. La LPM 1991-96 réduisit les ambitions à 650 chars. Celle de 1997-2002 sanctionna de nouveau une baisse de la cible finale avec 406 chars. Enfin, le LBDSN 2008 a défini une force de « l’ordre de 250 chars lourds de bataille de type Leclerc ».
Au terme des livraisons en 2007, l’armée alignait quatre régiments équipés de 80 chars chacun, soit 320 chars théoriquement en service. Bien entendu, la disponibilité technique ne permettait déjà pas, et malgré une situation budgétaire plus favorable qu’aujourd’hui, d’en disposer pleinement en instantané et en simultané.
Actuellement, l’armée s’appuie sur un volume de 287 chars répartis en quatre différents parcs[iii]. Le parc d’alerte Leclerc, doté de 14 chars en permanence disponibles, est dédié à l’urgence d’une projection sur un théâtre d’opération. La France prévoit donc un déploiement maximal d’un escadron pour 406 chars acquis. En cas de besoin supérieur, il est probable que les autres parcs, notamment le PSP et le PE, seraient mis à contribution, soit un stock supplémentaire de 142 chars en état de combattre (réf. : DTO moyenne 2013).
Dans un avenir proche, celui de la LPM 2014-19, l’armée française ne conservera que les 200[iv] chars les plus modernes dont 144 seront inscrits à l’ordre de bataille[v]. En y appliquant le taux de disponibilité moyen de 2013, il est possible d’envisager une intervention militaire française en 2019 qui s’appuierait sur 110 chars de combat. Il s’agit d’un maximum qui ne tient pas compte des multiples disponibilités : celle du personnel et de son niveau opérationnel (au moins 144 équipages devraient logiquement être formés), celle du matériel (approvisionnement en pièces de rechange et réalisation des actes de maintenance), enfin celle des vecteurs stratégiques nécessaires au pré-acheminement.
Rapporté aux missions types d’un tel engin de guerre, ce volume parait très insuffisant pour obtenir un effet tactique définitif et emporter la décision. Le choc et la rupture, intrinsèques à cette arme de contact, sont désormais difficiles à opérer pour les unités Leclerc, trop réduites, alors que la plupart des puissances militaires du monde possèdent des parcs de chars largement supérieurs. En cas de retour d’une menace majeure mettant en péril les intérêts vitaux de la France, cette capacité de mêlée ne pourrait pas s’y opposer. Par contre, elle pourra encore satisfaire au juste besoin les exigences des opérations de contre-insurrection : renseignement, contrôle de zone, appui-feu rapproché…

Toutefois, au regard du coût d’entretien d’un parc Leclerc, est-il bien raisonnable d’y consacrer autant de crédits, si précieux, pour délivrer sur le champ de bataille quelques obus de canon ou rafales de mitrailleuse coaxiale en appui de l’infanterie ?

A circonstances extraordinaires, mesures inenvisageables hier.
Alors, faut-il avoir le courage de sacrifier des capacités pour tenter à la fois de préserver celles, plus essentielles, qui participent aujourd’hui à la survie nationale, et de conserver une certaine liberté d’action, même avec un spectre des possibles réduit ?
La réponse est affirmative puisque ce choix, comme tous les autres réalisables, peut se justifier et n’est entravé par aucun obstacle insurmontable. La seule difficulté est d’en assumer la paternité.
Il s’agit d’un pari sur un avenir géostratégique incertain, pari d’ailleurs déconseillé par les analyses du LBDSN 2013. C’est une façon délibérée de se mettre potentiellement en danger. Position qui peut être politiquement assumée à partir de l’instant où elle est évaluée et choisie.
Ainsi, les effets d’un abandon définitif de la capacité char de bataille au sein des armées françaises peuvent être dressés à grands traits :
  • Economie de trois emprises militaires, de 2400 tankistes et des maintenanciers associés ; de l’entretien du parc et de sa remise à niveau déjà programmée.
  • Retombées néfastes sur Nexter, propriétaire des marchés de maintenance et de retrofit, et donc sur l’emploi (quelques centaines de postes selon la résilience de l’entreprise).
  • Impact direct sur la manœuvre tactique : le chef militaire ne dispose plus d’un matériel majeur et de ses capacités associées (dissuasion, observation, manœuvre, choc, feu).
  • Limitation des modes d’intervention du chef politique et de son influence internationale.

Finalement, dans le cas particulier du Leclerc, l’arborescence présente trois options :
 Le statu quo, le non choix infructueux. L’état de fait présent est maintenu, aucun engagement opérationnel n’est décidé malgré la disponibilité du matériel et des hommes, la spécialité subit une érosion progressive sous la contrainte budgétaire croissante et connait des difficultés à entretenir les compétences et à recruter. Résultat : une mort lente, inévitable, inutilement coûteuse. Une arme en déclin.
‚ Un réinvestissement, l’emploi anticipé. L’appréciation de l’avenir proche ferait état d’un besoin probable, la planification militaire s’extirperait de certains préjugés, le politique aurait le courage d’employer un char lourd en zone de conflit. Résultat : l’engagement de crédits qui seraient portés par une « rentabilisation » en opérations. Une arme en mouvement.
ƒ Le sacrifice, l’irrévocabilité assumée. Le besoin futur en chars de bataille est trop hypothétique, la pression budgétaire est devenue insoutenable et menace la cohérence d’ensemble du modèle d’armée, la frilosité politique de déploiement de chars est une constante. Résultats : abandon de la capacité, vente du parc existant, possible déclassement militaire et diplomatique de la Nation et de son armée. Une sous-division d’arme disparait.


Alors, il convient de s’interroger : Pourquoi un char de bataille ?
Réduire une capacité militaire à la taille d’un échantillon et la conserver sous cloche en raison du coût de son entretien et de son entrainement est-il financièrement pertinent et responsable ? Ne faut-il pas se résoudre à l’abandonner dans un choix raisonné et assumé.
Raisonné sous-entend que la décision repose sur un critère utile et prépondérant : soit le dégagement d’économies budgétaires, soit l’inutilité avérée du char de bataille constatée par une analyse fine des menaces futures.
Assumé impose que le chef militaire et le décideur politique acceptent une potentielle réduction de leur liberté de manœuvre et de leur marge d’initiative. Le champ des possibles, la gamme des options militaires, se contractent, et avec eux, les leviers diplomatiques et une certaine vision de la France. En cas de besoin, la France accepterait de s’en remettre éventuellement aux capacités blindées d’un tiers (un Etat, l’OTAN, l’ONU, une ESSD) !

Faire le constat d’un entretien trop onéreux tout en maintenant une capacité anecdotique relève de la confusion. Au regard de la vitesse de basculement des équilibres géostratégiques et de la mutation perpétuelle des menaces, il parait dangereux pour une Nation si exposée que la France de se priver d’une arme qui peut emporter la décision par sa seule présence, par son mouvement et en dernier recours, par son feu !


[i] La cavalerie blindée est-elle tombée en désuétude ? CES P. de TANOUARN, 2012.
La cavalerie blindée ou le renouveau de la manœuvre. Pour en finir avec la frilosité dans l’emploi des unités blindées. CES A. DELPIT, 2012.
[ii] Missions induites par la réflexion sur la place ambitionnée pour la France dans le concert des Nations. En découleront les menaces les plus probables, les champs d’intervention des armées françaises et leur environnement, et au final, la liste des capacités militaires nécessaires à acquérir ou à entretenir.
[iii]Parc entrainement (PE) : dédié aux activités d’entraînement, réalisé dans les espaces d’entraînement. Parc en service permanent (PSP) : consacré à la préparation opérationnelle courante (< UE), réalisé dans les formations. Parc d’alerte (PA) : parc stocké et prêt à la projection inopinée, honore le contrat opérationnel d’urgence (Guépard/ENU, NRF/IRF, BG 1500), réalisé en ZRA ou en régiment. Parc de gestion (PG) : parc stocké, complète ou remplace les autres parcs lors des activités majeures (dont OPEX), gestion centralisée.
[iv] Le LBDSN 2013 envisage un modèle d’armée avec « environ 200 chars lourds ». Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale 2013, La documentation française, p.139
[v] Les études portant sur le modèle de la cavalerie 2014, c’est-à-dire intégrant la dissolution du 4°RD, prévoient 3 régiments de chars dotés de 3 escadrons de combat qui s’appuieront sur 4 pelotons de 4 chars et 4 VBL. Cette organisation mettra en œuvre 144 chars, soit un volume identique à la structure actuelle avec 4 régiments à 4 escadrons de 4 pelotons à 3 chars.
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