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Histoire et Stratégies

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L’emploi de l’histoire dans le processus d’évolution des armées

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Par le Colonel MICHEL GOYA

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«Avec 2.000 ans d’exemples derrière nous, nous n’avons aucune excuse, lorsque nous combattons, pour ne pas bien combattre» Lawrence d’Arabie Le désastre de 1870 a marqué un tournant majeur dans la manière dont l’armée française envisageait son évolution. Jusque-là, on considérait qu’évoluer consistait simplement à accumuler de l’expérience, et l’armée du Second Empire, quasi professionnelle[1] et riche de multiples campagnes, était certaine d’écraser une armée de conscription qui n’avait pas combattu de 1815 à 1864.

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La guerre devient une science
 
La reddition de Sedan provoque donc un choc immense en France où l'on comprend que les Prussiens l'ont emporté parce qu'ils avaient conçu la guerre comme une science. Plus exactement, les Prussiens ont compris les premiers qu'avec la Révolution industrielle les armées occidentales étaient désormais soumises au changement rapide et perpétuel, ne serait-ce que parce que l'industrie était capable de leur proposer de plus en plus vite des équipements toujours plus performants.
 
Une armée, comme toute grande organisation, est constituée de quatre composantes : des équipements, des méthodes, des structures et une culture. Introduire une innovation dans une de ces composantes[2] induit des innovations secondaires dans les autres qui elles-mêmes peuvent produire des innovations tertiaires, etc...jusqu'à un retour à l'équilibre lorsque tous ces changements sont assimilés[3]. Jusqu'au milieu du XIXème siècle, hormis la rupture de la Révolution française, les innovations sont assez rares. On peut faire toute une carrière militaire avec, par exemple[4], le même armement. À partir des années 1850, au contraire, les innovations se multiplient et la gestion du changement devient une fonction majeure du commandement. Qui plus est, l'accroissement de la richesse nationale permet de soutenir logistiquement des armées de plus en plus importantes en volume.
 
Les Prussiens comprennent qu'il est nécessaire de fixer un cap à ce monde en évolution rapide, et ce cap, c'est la doctrine, conçue comme un paradigme scientifique et élaborée selon la méthode dite positive de découverte de «lois» à partir de l'observation des faits (induction). Pour cela, ils créent une institution spécifique, le Grand état-major, et ils sélectionnent et forment une élite d'intellectuels militaires par le biais de la Kriegsakademie. Enfin, ils constituent un «front virtuel», à base de grandes manœuvres, simulation, analyse des guerres étrangères et histoire militaire, qui leur permet d'apprendre malgré l'absence d'engagement réel[5]. L'efficacité de ce système scientifique éclate au grand jour lors des confrontations avec des armées - autrichienne ou française - dont les structures de pensée sont encore largement préindustrielles. De fait, il devient après 1871 le modèle incontournable pour toutes les armées modernes.
 
Sous l'impulsion d'une génération d'officiers intellectuels, Jules Lewal en tête, l'armée française se lance alors à corps perdu dans la «science de la guerre». Le modèle allemand est «importé», mais, en s'insérant dans la culture militaire française, il en perd certaines qualités. Au grand dam de Lewal, il n'y aura pas de grand état-major français indépendant du pouvoir politique[6] et l'École supérieure de Guerre, créée officiellement en 1880, ne remplit qu'imparfaitement son rôle. Surtout, le processus scientifique expérimental des Prussiens est rapidement dévoyé, en grande partie parce que la critique à l'intérieur de l'armée française s'avère presque impossible sans susciter des réactions indignées[7]. Les grandes manœuvres, mises en place dès 1873, se transforment ainsi très rapidement en grands spectacles qui ne fâchent personne et plaisent au public et aux élus.
L'illusion de l'histoire positive
 
Le cas de l'histoire est symptomatique des difficultés françaises à élaborer une doctrine, et surtout à la faire évoluer. L'histoire militaire, plus consensuelle que les manœuvres et simulations, devient la principale source d'inspiration scientifique dans les années 1880 avec le capitaine Gilbert et surtout le colonel Bonnal, responsable de 1892 à 1896 du cours d'«histoire militaire et tactique générale» de l'École supérieure de Guerre. Comme beaucoup de ses contemporains, Bonnal est un positiviste qui croit à l'existence de lois ou principes éternels qu'il pense découvrir dans les campagnes napoléoniennes, à partir de la correspondance de l'Empereur «le plus illustre des modèles». Il étudie ainsi successivement les manœuvres d'Iéna, de Landshut et Vilna, et en conclut qu'il a «découvert la stratégie de Napoléon qui jusque-là était inconnue des Français». Il en déduit des hypothèses qu'il confronte ensuite à plusieurs campagnes prussiennes (Sadowa, Froeschwiller, Saint-Privat), pour conclure enfin (et sans surprise) qu'il avait raison.
 
Le succès de Bonnal est si considérable qu'on lui confie la rédaction du règlement de service en campagne (RSC) du 28 mai 1895, qui restera en vigueur jusqu'en 1913, et du plan de concentration XIV en 1898. Foch lui succède jusqu'en 1900 et reprend les méthodes de son prédécesseur (analyse de batailles napoléoniennes puis prussiennes) pour aboutir aux mêmes conclusions. Il est vrai qu'au moment où le colonel Foch publie «Des principes de la guerre» (1903), le général Bonnal est encore puissant[8]. Malgré les enseignements de la guerre des Boers (1899-1901), il ne saurait être question de le contredire, d'autant plus que, dans l'esprit positiviste, les principes établis sont considérés comme éternels. En 1904, Bonnal déclare encore :
 
«Les procédés d'exécution doivent se modifier au fur et à mesure des progrès de l'armement, mais ces progrès n'infirment en rien les principes essentiels pour la conduite du combat, que le génie de Napoléon a déterminé une fois pour toutes».
 
[9]
 
On s'aperçoit à cette occasion que la grande difficulté de la recherche militaire, surtout en France, n'est pas d'établir une doctrine, mais d'être capable de la réfuter lorsqu'elle n'est plus valable.
De l'emploi poppérien de l'histoire
 
En 1914, ce sont les barbelés, les mitrailleuses et l'artillerie à tir rapide qui détruisent le paradigme napoléonien. Par la suite, c'est la méthode historique de Bonnal qui est remise en cause. En 1937, le général Debeney avoue trouver «quelque peu puéril de lire la correspondance de Napoléon dans l'espoir d'en extraire des maximes de guerre», surtout lorsqu'on ne possède aucune formation d'historien. Pour lui, Bonnal, «glane dans les documents historiques ceux qui lui paraissent les plus intéressants pour une thèse qui flotte dans son esprit ; les contours n'en sont pas encore nettement tracés, de sorte que sa bonne foi est complète, mais son effort se ramène à choisir les événements qui confirment la thèse en la précisant».Mais Debeney critique surtout l'idée selon laquelle il existerait dans l'histoire des secrets cachés :
 
«On analyse la stratégie et la tactique des grands capitaines, de l'alambic on extrait la quintessence de leurs idées et sur les flacons on colle l'étiquette principes ; ensuite on commente ces principes, on les adapte à la situation du moment, on les revêt d'une forme à la fois technique et imagée qui frappe les esprits et on sert le plat à la sauce Doctrine»[10].
 
À peu près à la même époque, Karl Popper (1902-1994) démontre toute la vanité du positivisme et la nécessaire «réfutabilité» des théories scientifiques[11]. Celles-ci débutent non pas par une observation innocente des faits, mais par une hypothèse (sinon on ne saurait pas quoi observer) qui est ensuite corroborée ou non par des observations. Tant que la théorie est corroborée par les faits, elle reste valide. Que survienne une observation contradictoire et il faut la remettre en cause. Au milieu du XIXème siècle par exemple, on découvre que le mouvement de la planète Mercure ne correspond pas aux équations de Newton. La théorie est donc remise en cause, mais il faut attendre 1915 pour trouver une théorie de remplacement, la relativité générale qui, elle, peut expliquer ce mouvement.
 
Il peut arriver également que des théories soient valides dans certains champs et non corroborées dans d'autres. Ainsi de la relativité et de la mécanique quantique, toutes deux valables dans un domaine particulier mais difficiles à concilier pour former une théorie unique[12]. Il existe aussi, lorsque des jeux de pouvoirs (ou simplement l'amour propre) viennent se surimposer à la recherche, une forte tentation à ne présenter que des faits corroborant sa théorie et à cacher soigneusement les autres.
 
Dans ce nouveau contexte, il apparaît vain de vouloir tirer des lois ou même des leçons de l'étude de l'histoire mais, comme le soulignait Paul Valery, «elle peut nous aider à mieux voir»[13]. La théorie ne se déduit pas de l'histoire mais elle s'en nourrit[14], à condition de restituer les faits dans une perspective historique et en ayant conscience que l'observateur n'est pas indépendant de son expérience[15].
 
Logiquement, on se tournera plutôt vers les époques qui semblent présenter le plus d'analogie avec les problèmes à résoudre au moment de la réflexion. Le retour d'expérience en constitue la forme extrême. Mais, outre le manque de recul que cela induit, l'appel à des expériences proches dans le temps peut être trompeur. Lorsque Bonnal et Foch font appel à l'épopée napoléonienne, celle-ci ne leur apparaît pas si lointaine (le père de Bonnal a servi dans l'armée du Premier Empire) et sa forme leur paraît encore assez proche de ce qu'ils connaissent (les artilleurs tirent encore à vue, par exemple, et les cavaliers sont toujours à cheval). Ils ne perçoivent simplement pas les indices des changements profonds qui affectent leur époque et s'accumulent jusqu'à provoquer une avalanche en 1914. La guerre connaît à ce moment-là une mutation très rapide qui rend d'un seul coup obsolètes et même dangereuses les analogies napoléoniennes.
 
Cet exemple témoigne du danger de bâtir une doctrine sur un ou deux piliers et de la nécessité d'utiliser les grilles de lecture issues de sciences différentes pour, entre autres, révéler le degré d'«historicité» de la situation en cours, c'est-à-dire la nature de son lien avec le passé. Certaines situations sont en «ligne de fuite» et l'emploi de l'histoire récente trouve alors toute sa valeur. Dans d'autres cas au contraire, comme en 1914, il y a une rupture nette avec le passé récent et l'utilisation de l'histoire demande de passer par des «sauts» pour retrouver des analogies de nature, comme lorsque pendant l'entre-deux-guerres Liddell Hart étudie les campagnes mongoles du XIIIème siècle pour fertiliser ses idées sur le combat des grandes formations blindées. Actuellement, l'expérience d'un Gallieni ou d'un Lyautey est plus utile à l'étude des problèmes des opérations de stabilisation que celle de la guerre du Kippour. Enfin, il existe sans doute des situations totalement inédites où la référence au passé n'est pas possible. La courte mais riche histoire militaire des Aztèques ne leur a été que de peu d'utilité face aux envahisseurs espagnols.
L'histoire comme heuristique
 
La construction des idées n'est que rarement le fruit d'un raisonnement purement logique. Le plus souvent en effet, on utilise des heuristiques, c'est-à-dire des raccourcis analogiques, beaucoup plus rapides et psychologiquement moins coûteux[16]. L'inconvénient est que ces raccourcis comportent une assez forte probabilité d'erreur. «Les chars ne peuvent franchir les Ardennes» est un exemple d'heuristique malheureuse fondée sur le souvenir des faibles capacités des chars de la Première Guerre mondiale. Il est donc nécessaire d'avoir en permanence conscience de la valeur relative des schémas que nous utilisons[17].
 
Cela étant, la vitesse de construction des idées étant un facteur de succès, tant dans les choix tactiques sur le terrain que dans l'élaboration d'une doctrine[18], il reste indispensable d'utiliser des heuristiques. C'est ainsi qu'un grand champion d'échecs connaît forcément par cœur plusieurs milliers de parties d'échecs. Cela lui permet de trouver très vite des séquences à peu près similaires à ce qu'il constate sur son échiquier et son génie réside alors dans l'emploi qu'il fait de ces solutions. De la même façon, Napoléon associait-il ses talents propres à une connaissance parfaite de la plupart des batailles ayant eu lieu sur le sol européen du XVIIème et du XVIIIème siècle. Le général Patton a utilisé sa connaissance de la première guerre punique pour établir son plan de campagne en Sicile en 1943,et en 1982, les Israéliens ont fait précéder leur opération «Paix en Galilée» par une étude complète des problèmes rencontrés par les Britanniques et les Français libres au Liban en 1941.
 
Une réflexion tactique, stratégique ou doctrinale ne peut se fonder entièrement sur l'histoire, mais elle doit presque obligatoirement l'utiliser. On peut d'ailleurs établir une corrélation assez nette entre l'attention dévolue à l'histoire militaire et l'audace intellectuelle d'une armée[19]. La pensée militaire soviétique des années 1920 ou des années 1970, la réalisation de la doctrine AirLand Battle aux États-Unis dans les années 1970[20] en sont de bons exemples.
Point de situation
 
L'histoire militaire en France ne s'est jamais vraiment remise de ses deux maladies de jeunesse : l'illusion positiviste de la recherche de lois éternelles et son utilisation pour simplement illustrer ou légitimer des concepts sortis «tout armés» du cerveau de certains. De fait, l'histoire, comme la simulation ou les exercices, n'a que rarement été abordée selon une approche véritablement scientifique et son emploi a plutôt consisté à aider à la préparation de la guerre passée[21].
 
La refondation gaullienne des années 1960, dont nous sortons à peine, a consacré «la fin de l'histoire militaire». Les armes nucléaires semblaient avoir engendré une ère stratégique nouvelle qui rendait obsolète l'étude du passé. Leur mise en service en France s'est de plus accompagnée d'une redéfinition de l'emploi des forces conventionnelles dans un sens où la victoire sur le champ de bataille n'était même plus évoquée, ce qui n'incitait pas beaucoup à la recherche expérimentale de l'excellence tactique. Il est vrai aussi que, selon une habitude française de passage d'un extrême à l'autre, l'époque était aussi au rejet complet de l'histoire dite «bataille» par le monde universitaire[22].
 
La déchirure stratégique du début des années 1990 imposait de passer par une nouvelle phase d'exploration pour redéfinir le rôle des armées. Constatons que ce redémarrage de la pensée militaire française a été long à se manifester et qu'en attendant le besoin a été comblé par celle des Américains, très active dans les années 1970-1980[23] et consacrée par l'écrasante victoire de la première guerre du Golfe. Le paradigme américain étant actuellement plutôt remis en question par des faits «non corroborants», il est peut être possible aujourd'hui pour les Français de proposer des solutions originales et d'autant plus nécessaires que les ressources sont comptées.
 
La recherche historique, à condition de l'utiliser selon une méthode scientifique, de ne pas la confondre avec la «mémoire» (dont l'objet est tout autre) et de la croiser avec d'autres disciplines, a toute sa place dans la pensée militaire française. Mais il faut garder à l'esprit que manipulée sans précaution, il s'agit d'une substance dangereuse.
 
[1] Elle est composée de conscrits tirés au sort et effectuant un service militaire de sept ans, avec possibilité de rengagement.
 
[2] L'idée que l'on puisse combattre couché ou caché est un exemple d'innovation culturelle qui a beaucoup de mal à s'imposer.
 
[3] L'introduction du parachute dans l'aviation au milieu de la Première Guerre mondiale induit de nouvelles méthodes (ravitaillement par air, largage de commandos), puis de nouvelles unités (parachutistes) qui elles-mêmes demandent des équipements spécifiques (armement plus léger) et introduisent de nouvelles valeurs culturelles (sauter en parachute apparaissait comme une lâcheté au début, cela devient le symbole du courage).
 
[4] Le fusil modèle 1777 est ainsi fabriqué pendant presque cinquante ans et le système d'artillerie Gribeauval, initié en 1765 n'est remplacé qu'en 1853. Mais cet aspect technique n'est qu'une des facettes des changements qui affectent les armées et les sociétés auxquelles elles appartiennent.
 
[5] «La guerre est une science expérimentale dont l'expérience ne peut se faire» Henri Poincaré, 1912.
 
[6] Pour Lewal, la guerre étant une science, elle ne peut être conduite que par des militaires et non par des «amateurs politiques». Cette conception est largement responsable de la défaite de l'Allemagne en 1918.
 
[7] On retrouve le même problème actuellement avec le processus RETEX.
 
[8] Promis aux plus hautes fonctions, le général Bonnal voit sa carrière brisée par une indélicatesse lors d'une affaire d'héritage.
 
[9] C'est l'époque (1900) où Lord Kelvin déclare qu'il n'y a plus rien à découvrir en physique.
 
[10] Général Debeney, «La guerre et les hommes», 1937.
 
[11] Pour Karl Popper, une théorie qui ne peut être réfutée ne relève pas de la science mais de la religion.
 
[12] On peut faire le parallèle avec la difficulté à concilier les différentes conceptions de l'emploi des forces : contre des armées étatiques, au milieu des populations étrangères (stabilisation) ou au milieu de sa propre population (sécurité intérieure).
 
[13] Paul Valery, «Regards sur le monde actuel», 1931.
 
[14] Journée d'étude du 27 septembre 1999 du Centre d'étude d'histoire de la défense sur «l'utilité de l'histoire militaire pour les militaires».
 
[15] Ainsi, dans deux rapports récents, l'ALAT voit un plein succès dans l'emploi actuel des hélicoptères en Irak alors qu'avec les mêmes données l'armée de l'air y voit un échec.
 
 
 
[16] Même les chercheurs en sciences «dures» créent des métaphores pour pouvoir raisonner plus facilement. Max Black, «Models and archetypes», 1958.
 
[17] De la même façon que les mots eux-mêmes sont des abstractions de ce qu'ils désignent.
 
[18] La doctrine allemande, par exemple, en avance sur toutes les autres dans les années 1930.
 
[19] On peut aussi établir une corrélation très étroite entre le moral général d'une armée et sa production intellectuelle, les deux s'influençant mutuellement.
 
[20] Faisant appel à la fois aux Mongols, aux Byzantins, à la guerre de Sécession ou aux penseurs soviétiques.
 
[21] En 1940, Marc Bloch peut encore écrire dans «L'étrange défaite» : «le triomphe des Allemands fut, essentiellement, une victoire intellectuelle et c'est peut-être là ce qu'il y a de plus grave».
 
[22] Phénomène compensé en partie par l'apparition d'une forme d'histoire militaire plus ouverte aux problématiques sociales (Corvisier, Martel, etc...).
 
[23] Au moment même où Soviétiques élaboraient des concepts tactiques très innovants (les groupes opérationnels de manœuvre, l'assaut vertical blindé, les bataillons interarmes, etc...), le commandant Brossolet était sanctionné pour avoir osé écrire son «Essai sur la non bataille» (1976).
 
 
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