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Tactique générale

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La bataille de Mareth - mars 1943

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Par DESTIA

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La ligne de fortifications de Mareth a été construite entre 1936 et 1940 par les Français dans le sud tunisien pour se protéger des tendances expansionnistes des Italiens depuis la Libye alors colonie italienne. La bataille de Mareth marque le retrait des forces de l'Axe à hauteur de l'oued Akarit.

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  • Seconde Guerre mondiale
  • Tunisie
    • Forces germano-italiennes (Gal Messe) : 1re Armée GER-ITA, 15e et 21e PzDiv
    • Forces alliées (Gal Montgomery): VIIIème Armée
Toutefois, les premières fortifications furent édifiées par la troisième légion d'Auguste dont la mission était de préserver le sud de la Tunisie contre les raids périodiques des peuplades sahariennes. Elle joue à nouveau un rôle militaire en 1943. Après la défaite d'El-Alamein en octobre 1942, les forces de l'axe se replient vers l'ouest. En 1943, Rommel décide donc d'utiliser la ligne Mareth conformément aux conceptions françaises. Le 23 février 1943, il lance l'opération Capri dont le but est d'anéantir les forces alliées en cours de déploiement entre Médénine et la ligne Mareth. Sa manoeuvre est similaire à celle de Bir Hakeim mais elle ne surprend pas les forces alliées d'autant moins qu'ils bénéficient d'un rapport de force largement favorable. Le 6 mars, Rommel attaque avec trois divisions blindées mais il perd 640 hommes et 52 chars alors que la VIIIème ne déplore que 130 tués et un char détruit. Suite à cet échec, Rommel stoppe l'opération Capri et quitte l'Afrique laissant le commandement à Von Arnim.
 
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Temps 1 : Echec de l’attaque frontale

Déroulement de la bataille :

Temps 1 :

Le général Montgomery, en dépit des objections du général Rime-Bruneau qui propose un mouvement tournant par le défilé de Ksar el Hallouf puis le Dahar afin de prendre l'ennemi à revers, décide une attaque frontale. Il lance, le 16 mars 1943, l'opération Pugilist qui se traduit par un sanglant échec. Le 20 mars 1943, un énorme assaut est lancé contre les positions allemandes, le front est large de 30 kms! Les fantassins prennent plusieurs points d'appui mais les sapeurs ne parviennent pas à faire franchir l'oued, véritable fossé anti-char. Le 22 mars 1943, une contre attaque rejette les Britanniques sur la rive droite. L'attaque frontale du XXXème Corps d'armée, près de la mer Méditerranée, se solde donc par un échec. Un mouvement de contournement secondaire, par le désert, est également stoppé.

Temps 2 : Succès du débordement par le DAHAR

Temps 3 :

Le général Montgomery décide d'abandonner l'attaque frontale. Le 23 mars 1943, il adopte l'action indirecte suggérée par le général Rime-Bruneau. Il décide donc un contournement par le DAHAR avec un tiers des forces de la VIIIème Armée. Simultanément, l'assaut face à Mareth est donné par les 50ème et 51ème DIV INF, tandis que la 4ème DIV Hindous escalade les monts Matmatas. Une tempête de sable dissimule les chars britanniques pendant qu'ils traversent un col hérissé de canons antichars ennemis, avant de se déployer de l'autre côté. Face à cette menace de contournement, les Allemands décident d'évacuer la ligne Mareth et de se replier sur la ligne de l'oued Akarit. Le 26 mars 1943, la colonne de Leclerc parvient à El Hamma, se retrouvant ainsi sur les arrières allemands, et complétant l'encerclement des forces alliées.

BILAN :

La VIIIème Armée remporte la bataille de Mareth et celle de l'oued Akarit. La 1ère armée germano-italienne, commandée par le général Messe, est forcée de battre en retraite en direction de Gabès, elle vient de perdre 70 000 hommes, 31 batteries et 60 chars.

Enseignements de la bataille :

Procédés tactiques :

Face à la forte résistance de forces de l'axe lors de l'opération Pugilist, le Gal Montgomery s'est vu contraint de modifier son intention initiale. Seule une manoeuvre de contournement par l'ouest lui a permis de repousser les forces germano-italiennes. Anicius Fautus, le concepteur romain de la première ligne de fortification à Mareth avait planifié cette tactique plus de deux mille ans plus tôt. De plus, le support de l'aviation et de l'artillerie fut décisif dans cette attaque. La victoire se joua grâce à une bonne coopération avec l'armée de l'air, une bonne coordination logistique et une planification précise avec des ordres clairs lors des opérations.

Renseignement :

C'est le principal enseignement de cette bataille : renseigné par une reconnaissance aérienne et terrestre, notamment les unités du Long Range Desert Group, Montgomery est informé que la ligne de défense des forces de l'Axe peut être débordée. Par ailleurs, le 21 mars, le corps Néo-zélandais et la colonne Leclerc étaient arrivés sans encombre dans la trouée de « muraille romaine » et avaient pris contact avec les forces allemandes. Cette manoeuvre a finalement apporté la solution au problème posé par la ligne Mareth.
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