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Histoire et Stratégies

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La bataille de Toulouse - 10 AVRIL 1814

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Par DESTIA

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Après la défaite de la guerre d’Espagne (1808-1813) menée par Napoléon Ier, l’armée française dut se replier de l’autre côté des Pyrénées. Au printemps 1814, Wellington est entré en France, il s'empare de Bayonne puis de Bordeaux, le 12 mars 1814. Une semaine plus tard, Wellington franchit l'Adour à Vic-en-Bigorre et parvint, le 24 mars, en vue de Toulouse, cité dotée d'un arsenal et de bonnes défenses.

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Campagne Napoléonienne

Armée française - 36 000H dont 2700 cavaliers aux ordres du Maréchal SOULT.
COALISES (anglaises, portugaises, espagnoles, ainsi que d'un petit contingent allemand) - 54 000H dont 7000 cavaliers aux ordres du Maréchal Duc de Wellington.
 
Soult, jugeant les défenses de la ville valables, décide de livrer bataille.
Cette bataille devait permettre à Soult d'attendre des renforts venus d'Italie pour défendre le sud de la France ; elle était en fait inutile (Napoléon ayant déjà perdu, même si la nouvelle n'était pas encore parvenue à Soult qui ne la reçut que pendant la bataille). Il décide de mettre la ville en état de défense. Mais les paysans, anti-bonapartistes et effrayés, refusent de donner de la nourriture aux soldats et de fortifier la ville. Wellington essaie de contourner la ville pour interdire aux troupes de Soult une retraite vers Narbonne. Wellington laisse un corps d'armée à St Cyprien et le reste de ses troupes vers Merville où, elles franchissent la Garonne. Le dimanche 10 avril 1814 jour de Pâques la bataille s'engage.

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Déroulement de la bataille :

Eléments d'ambiance :
 
Le moral était particulièrement bas au sein de l'armée de l'empereur, depuis le simple soldat jusqu'au maréchal Soult qui observera pendant toute cette période une passivité remarquable.
 
Les troupes espagnoles avaient un commandement et une organisation autonome, mais sous le commandement suprême de Wellington. L'armée coalisée était divisée en trois corps principaux : le corps du Général Beresford comprenait des divisions mixtes anglo-portugaises, le corps de Picton amalgamait de l'infanterie anglo-portugaise et une brigade de cavalerie allemande, le corps du général sir Rowland Hill.

Mesures préparatoires :
 
La ville de Toulouse a été rapidement entourée de fortifications et a pris l'allure d'un camp retranché à la suite des travaux menés depuis le début du mois de mars. Pour protéger le faubourg St Cyprien, deux lignes de défense furent organisées avec des retranchements, des fermes fortifiées, des redoutes1 équipées de nombreuses pièces d'artillerie. Sur la rive droite de la Garonne, on observe trois lignes fortifiées, la première suivait les boulevards et les vieux murs d'enceinte, la seconde le Canal du Midi depuis les Ponts-Jumeaux jusqu'au Pont des Demoiselles, la troisième sur la butte dominant Toulouse à l'Est (Montaudran) avec de grosses redoutes, mais certaines sont inachevées au moment de la bataille principale. Un secteur demeurait mal défendu : l'ancienne vallée de l'Hers. Cette zone présentait un rond marécageux très humide, avec des fossés remplis d'eau, des lignes d'arbres, Soult n'y fit aménager que quelques fortifications sommaires, du côté du Busca. Aussi Wellington eut-il l'idée d'attaquer Toulouse dans ce secteur, en venant de l'Est.

Temps 1 le 10 avril de 06H00 à 12H00 :
La bataille s'engagea vers 6H00 du matin par une attaque de Hill vers le faubourg Saint-Cyprien où les Français se maintinrent toute la journée.
Au nord, Picton franchit le pont des Minimes mais en fut rejeté avec de lourdes pertes. Lancés contre le pont Matabiau à 8H30, les Espagnols subirent une véritable déroute, laissant 2.000 des leurs sur le pont.
L'essentiel de l'action se déroula au sud-est, sur les hauteurs du Calvinet. Deux divisions britanniques réussirent à franchir l'Hers mais ne purent poursuivre sur leur lancée.

Temps 2 le 10 avril de 12H00 à 16H00 :
Soult lança une contre-attaque qui se heurta à une forte résistance et échoua finalement.
Les Britanniques s'emparèrent finalement de la redoute de Sypière sans réussir à franchir le canal du midi.

Temps 3 le 10 avril de 16H00 à 21H00 :

Vers 16H00, Soult ordonna à ses troupes de se replier sur une seconde ligne de défense, derrière le canal du Midi. De leur côté, échaudés, les coalisés ne poussèrent pas plus en avant.

La fin de la guerre :
Ayant appris l'abdication de l'Empereur, Soult décida d'abandonner la ville le lendemain et se retira par la route de Carcassonne. Ce qui permit à Wellington d'entrer triomphalement dans Toulouse, acclamé par les royalistes comme un libérateur.

BILAN :
La bataille de Toulouse coûta aux Français 2690 tués et blessés. Les coalisés perdirent 4647 tués et blessés.
Si la bataille mit un terme à la guerre d'Espagne, elle fut très indécise et ne constitua, au mieux, qu'une semi-victoire pour les coalisés.

Enseignements de la bataille :

Procédés tactiques :

L'utilisation de la diversion est à souligner car si elle n'a pas été décisive, elle a permis de semer le doute dans l'esprit de Soult qui n'a pas utilisé toutes les forces de sa réserve dans la contre-attaque du début d'après-midi.

La coalition a bien fonctionné et chaque nation a pu avoir une autonomie importante même si le commandant suprême était Wellington.

1 Redoute : petit fort de terre.