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Défense et management

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Le cabinet civil du général de Lattre à la Première Armée, réponse originale à l’élargissement des missions militaires et ancêtre de la manœuvre globale d’un commandant d’armée.

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Par DESTIA

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Le guerrier et le politique, non plus que le joueur habile, ne font le hasard, mais ils le préparent, ils l’attirent et semblent presque le déterminer. Ils savent ce que le sot et le poltron ignorent, je veux dire se servir du hasard quand il arrive. La Bruyère.

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Pourquoi l’exemple de la Première Armée ?

Depuis la Grande Guerre durant laquelle les chefs militaires français se sont vus totalement mis en marge de la sphère politique par volonté gouvernementale, la célèbre boutade de Clémenceau étant suffisamment éloquente à cet égard[i], quelques chefs militaires, en présence de circonstances particulières, sont parvenus à agir sur le terrain politique. D’emblée on pense à Lyautey au Maroc. Mais, cette reconnaissance de son rôle politique était structurelle : exerçant les responsabilités de Résident général dans un protectorat, ses attributions relevaient prioritairement du domaine politique et subsidiairement seulement du domaine militaire. Dépendant du Quai d’Orsay, c’est d’ailleurs un diplomate qui a été appelé à lui succéder.
Il en va de même pour les fonctions exercées par le général de Lattre en Indochine, puisqu’il regroupait sur sa tête les doubles responsabilités de commandant en chef et de Haut-commissaire de la République. L’étude du rôle de ses conseillers politiques dans un tel contexte serait donc tronquée.

En revanche, dans le cas du commandement exercé par le même de Lattre à la tête de la Première Armée lors des campagnes de France et d’Allemagne, le schéma du commandement strictement militaire est bien respecté : de Lattre est placé au plus haut niveau tactique, aux ordres d’un commandant de groupe d’armées américain, au sein d’une coalition multinationale regroupant des contingents américains, britanniques, canadiens, polonais et français. Qui plus est, les opérations se déroulaient sur le territoire national, la France jouant le rôle de « nation hôte ». De Lattre est donc également subordonné, par le biais du chef d’état-major général, Juin, au chef du Gouvernement provisoire de l’époque, de Gaulle, pour tout ce qui relève de la préservation des intérêts nationaux.
Ce cas est donc celui d’un engagement classique en termes de cadre général de l’action.


L’élargissement du rôle de la Première Armée aux missions non strictement militaires.

Dans ce contexte, les attributions du général commandant la Première Armée dépassent le cadre strictement tactique de son engagement et empiètent sur le domaine politique, d’une part du fait de contraintes liées à l’époque, la Libération du territoire, et d’autre part par le principe du respect des intérêts nationaux au sein d’une coalition.

S’agissant des premières, les velléités anglo-saxonnes de soumettre la France à l’AMGOT[ii] ayant fait long feu face à l’intransigeance manifestée par le général de Gaulle dès la Normandie, les opérations militaires s’accompagneront ou seront immédiatement suivies de la mise en place d’une nouvelle administration, du lancement immédiat des mesures les plus urgentes de Reconstruction, de la préservation de la population demeurée présente sur le théâtre des opérations et, bras armé légitime de l’Exécutif, l’armée, par sa présence, pourra être amenée à limiter les excès d’une épuration sauvage dans un contexte de risque de guerre civile[iii]. Enfin, l’amalgame de formations FFI au sein de l’armée régulière allait soulever des problèmes politiques, certains commandants de milices FTP, comme Fabien, n’étant pas dénués d’arrières pensées politiques.
Ainsi, commandant une armée conventionnelle en campagne, de Lattre va être confronté à un problème nouveau : une fois le silence des armes acquis et l’Allemand bouté de la zone qu’il occupait, le rôle de l’armée n’est pas pour autant achevé. Pour tenir ce nouveau rôle, il n’était doté d’aucun moyen spécifique. Il allait néanmoins bénéficier de circonstances favorables. Les mesures qu’il allait devoir soutenir, que ce soit celles liées à la mise en place d’une nouvelle administration nationale ou celles visant à lancer la Reconstruction, ayant été largement anticipées et planifiées dans la mesure où elles étaient l’objet d’un grand nombre d’ordonnances votées par l’Assemblée consultative d’Alger.

Quant à la préservation des intérêts nationaux dans le cadre d’une coalition, de Lattre peut être assuré que l’intransigeance du chef de l’exécutif à cet égard sera sans faille. Les termes des correspondances du général de Gaulle sont là pour l’attester. Aussi peut-il craindre d’être soumis à des intérêts contradictoires entre les impératifs de la coalition et ceux édictés par Paris. Outre les crises politiques de Strasbourg et Stuttgart, ce sera notamment le cas lors de la bataille d’Alsace quand de Gaulle posera une hypothèque sur les 1ère D.B. et 1ère D.F.L.[iv] qu’il compte employer aux ordres du général de Larminat pour réduire les « poches de l’Atlantique». De la même manière, la même D.F.L. ne pourra pas être engagée en Allemagne, de Gaulle l’ayant reprise pour être engagée en Italie où elle devra défendre les prétentions françaises sur le rattachement à la métropole de la haute vallée de Tende.


Le Cabinet civil, composition, rôle et fonctionnement.

C’est essentiellement pour répondre à cet élargissement du cadre de son action vers des aspects non directement opérationnels que de Lattre s’est rapidement constitué un cabinet civil qu’il a soigneusement et constamment maintenu en marge de son état-major, sous sa seule autorité. Ce faisant, de Lattre cherche à former une équipe à sa main en mesure de lui proposer des solutions à des problèmes non directement liés à la conduite des opérations. D’emblée, il impose une mixité hommes-femmes ce qui est une nouveauté pour un état-major en campagne. S’agissant des compétences, il les recherche hors du cercle militaire car il estime avoir besoin de personnalités fortes, aptes à sortir du carcan militaire et non inhibées par un respect formel de la hiérarchie. Comme il commande une armée en opérations, ces civils porteront le grade qu’ils détiennent dans la réserve, le cas échéant, et s’ils en sont dépourvus, ils se voient attribuer un grade à titre fictif en fonction de leur âge, de lieutenant à commandant ! Ces procédés hors normes expliquent que cette équipe occupe une place particulière, qu’elle soit très rapidement jalousée et « regroupée sous le sobriquet moqueur de Société des gens de Lattre[v] » par un état-major peu enclin à se voir déposséder de certaines de ses prérogatives. Bernard Simiot, journaliste et romancier, lieutenant de réserve aux goums, raconte sa désignation : « Nous avons en effet été quelques-uns désignés par le général de Lattre pour devenir les officiers de son cabinet et donc, ses collaborateurs immédiats, même si parfois notre grade était très modeste. Le nombre de nos galons lui était indifférent, il ne s’intéressait qu’au caractère ou à la compétence. Il savait, par son expérience personnelle, que le rayonnement d’un individu finit toujours par l’emporter sur la hiérarchie, ce qui, évidemment, est plus facile pour un officier de réserve que pour un officier de l’armée active en face de son général[vi] ».

Le cabinet civil est dirigé par Ludovic Tron, inspecteur des finances, haut-fonctionnaire au Maroc auprès de Noguès, puis de Puaux qui, agacé par les mesquineries de la querelle Giraud - de Gaulle avait demandé à rejoindre une unité combattante. Il fait la campagne d’Italie comme commandant de batterie, puis, identifié, par de Lattre, il est récupéré. Il avait l’art d’arrondir les angles et, qualité rarissime, de calmer les colères homériques, bien que souvent savamment calculées, de son chef, en ramenant les « drames » à leur juste proportion, ce qui ne l’a pas empêché d’écoper d’un nombre respectable de jours d’arrêts ! Lorsque Ludovic Tron sera nommé à Paris, directeur de cabinet du ministre des Finances, Pleven, il sera remplacé dans ses fonctions par René Bondoux, capitaine au 2ème Dragons et futur bâtonnier du barreau de Paris. Les membres du cabinet sont représentatifs de tous les grands corps de l’Etat : Roland Cadet, maître de requêtes au Conseil d’Etat, qui prend à sa charge toutes les questions liées à la population, Robert Worms un grand médecin des hôpitaux, Jacques Monod, biologiste, futur directeur de l’Institut Pasteur et prix Nobel à qui revient le traitement politique de l’incorporation des FFI, Raoul de Lamazière, juriste, André Chamson, écrivain, futur académicien et directeur des Archives nationales qui a déjà appartenu à l’entourage du général du temps de la 14ème D.I. à Rethel avec Joseph Kessel. L’élément féminin est représenté par Edmonde Charles Roux, romancière, future épouse de Deferre et jury du Goncourt, Monique Villemin, à la ville madame Guillaumat, le premier ministre des Armées de de Gaulle en 1958, Christiane Lesieur, future madame Guerlain et le docteur Solange Troisier, âgée de 23 ans, interne des hôpitaux et thèse en poche, issue de la Résistance où elle a enduré les souffrances d’une arrestation et des interrogatoires de la Gestapo dont elle n’est sortie que grâce à sa maîtrise de la langue allemande et un caractère exceptionnellement trempé. De Lattre tenait à cette féminisation de son cabinet, pour apporter une touche d’équilibre chez ces « fous de guerre[vii] »

Le cabinet était une véritable ruche où le rythme imposé par de Lattre était endiablé, délirant, voire infernal : « Nerveux, irritable et tendu, de Lattre rentre à son P.C. de plus en plus tard, s’enferme dans son bureau et se couche à cinq heures du matin après avoir déclenché cinq ou six cyclones qui submergent les personnels de son cabinet. Tout ce petit monde vit ces heures passionnées et fiévreuses, accompagne le général, part en mission de confiance, supervise la presse, déjeune à quatre heures, dîne à minuit et se couche à cinq, tend les épaules et fait le dos rond sous les orages quotidiens, essaie de verser un peu d’huile dans tel rouage et suggère périodiquement au patron une inspection sur le terrain pour pouvoir enfin se reposer un peu ![viii] » Mais, par son charisme, de Lattre exerce une véritable fascination sur son cabinet. Solange Troisier, en charge des affaires médicales et sociales, se souvient : « Il était d’une beauté fascinante, au regard perçant, au profil d’oiseau de proie, à la joue balafrée d’une longue cicatrice, ses mains admirables, son sourire chaleureux, ses répliques pertinentes, mais parfois virulentes faisaient de lui un très grand chef. Il avait un grand cœur et il regrettait, je pense, ses terribles boutades où, jour après jour, il nous mettait plus bas que terre[ix] ». Dans la même veine, Bernard Simiot analyse : « Comment en voudraient-ils à leur chef alors qu’ils savent fort bien qu’ils vivent à ses côtés des jours dont le prodige les accompagnera jusqu’au bout du chemin de la vie ? Mieux que d’autres, ils connaissent cet homme fascinant et étrange, et mieux que d’autres encore, ils savent que, pour le bien comprendre, il faut d’abord beaucoup le connaître et lui donner beaucoup d’affection [x] ».
Au moment de la crise de Strasbourg, lorsque de Lattre, contre les ordres de repli américains, prend la défense de la ville à son compte, en pleine nuit, il fait recommencer six fois au lieutenant Cadet le texte d’une affiche destinée à galvaniser la population de la capitale alsacienne, parce qu’il y avait relevé une ou deux expressions ne correspondant pas exactement à sa pensée.[xi]


Les relations bi-latérales franco-américaines avec le 6ème Groupe d’armées.

Aux ordres d’un groupe d’armées commandé par un officier général américain, Devers, de Lattre se doit de disposer d’un système de liaison efficace, d’autant que les consignes politiques qu’il a reçues de de Gaulle sont très claires : aucun alignement systématique sur les positions américaines, conserver autant que possible une marge d’autonomie et toujours préserver les intérêts nationaux[xii]. Dans ce cas précis, il va réussir un coup de maître. L’ancien ambassadeur américain à Paris en 1940, William Bullit, particulièrement francophile et admiratif de la manière dont la France se relève de la défaite de 1940 qu’il a vécue in situ, demande la faveur de servir au sein de la Première Armée. De Lattre accepte sur le champ, ne rend compte à personne et en fait le chef d’une mission militaire américaine de liaison prévue par aucun document d’organisation. Il dispose ainsi, par ce biais, d’un allié à la légitimité indiscutable particulièrement bien introduit dans tous les milieux décisionnels américains et qui saura défendre le point de vue français auprès du haut commandement américain. Bullit s’adjoint comme officier de liaison du groupe d’armées Cabot Lodge, sénateur du Massachussets.
Cette mission de liaison franco-américaine révèlera son efficacité, au plan logistique lors de la définition des allocations consenties à la 1ère Armée au cours de la crise des approvisionnements de l’automne 1944, au plan tactique lors de la mise aux ordres de la 1ère Armée d’un Corps d’Armée U.S. lors de la réduction de la poche de Colmar. Mais c’est surtout lors de la tension politique des crises de Strasbourg[xiii] et Stuttgart[xiv] que cette excellente liaison a pu produire ses meilleurs effets. C’est également grâce à cette bonne liaison que la 1ère Armée est parvenue à disposer d’un créneau sur le Rhin, de manière à être en mesure de franchir le fleuve à la première opportunité pour développer une manœuvre d’armée sur la rive droite, gage à conquérir pour assurer à la France une future zone d’occupation. Le 29 mars 1945, le général de Gaulle avait écrit au commandant de la Première Armée : « (…) Il faut que vous passiez le Rhin, même si les Américains ne s’y prêtent pas. (…) Il y a là une question du plus haut intérêt national. Karlsruhe et Stuttgart vous attendent, même s’ils ne vous désirent pas[xv] ».

Le cas particulier des relations avec la Presse.

Les relations du commandant de la Première Armée avec la Presse répondent à un impératif essentiel : « bien faire et le faire savoir », car de Lattre estime que le pays ignore complètement son armée et les sacrifices que ses personnels consentent pour sa libération. Ce phénomène est aggravé par la décision gouvernementale de ne pas décréter de mobilisation en métropole, les impératifs du lancement de la Reconstruction primant, et prenant en considération le fait qu’il demeure plus d’un million de jeunes gens en âge de porter les armes derrière les barreaux des camps de prisonniers allemands. Dans une note au général de Gaulle, de Lattre s’épanche sur ce souci : « D’un bout à l’autre de la hiérarchie, et particulièrement chez les officiers, même de haut grade, l’impression générale est que la nation les ignore et les abandonne. Certains vont même jusqu’à imaginer que l’armée régulière, venue d’outre-mer est sacrifiée de propos délibéré. Cette affreuse pensée n’est d’ailleurs pas profonde, on arrive facilement à convaincre les intéressés de la folie d’une telle idée ; mais boutade ou non, il n’en demeure pas moins qu’elle hante certains esprits. (…) La cause profonde de ce malaise réside dans la non participation apparente du pays à la guerre : depuis 1943, la 2ème D.I.M.[xvi] et la 3ème D.I.A.[xvii] ont perdu chacune 12 000 hommes, soit la totalité de leur infanterie et jamais un français de métropole n’est venu remplacer un de ces combattants[xviii]. »
Aussi, pour faire connaître son action, de Lattre décide-t-il de s’occuper sérieusement de la presse. Il va monter un authentique camp de presse et ouvrir ses unités aux visites des journalistes, car il est convaincu qu’une des causes de cette ignorance de la population envers son armée réside dans le silence de la presse à son égard. Ce camp de presse va s’installer à Luxeuil-les-Bains, à quatre-vingt kilomètres de son P.C. principal à Besançon et à soixante de son P.C. tactique, ouvert à Montbéliard. Prudent, il maintient les journalistes suffisamment éloignés de son état-major pour éviter tout risque de fuite. C’est le lieutenant-colonel Gandoët, un officier en qui il a toute confiance, qui se voit en charge de leur soutien. Ses journées sont simples : il déjeune avec de Lattre, assiste aux briefings des 2ème et 3ème bureaux, puis se rend à Luxeuil et indique aux journalistes les faits marquants en cours et les endroits ou les unités au sein desquelles ils pourront être accueillis le lendemain. Puis il retourne au PC où il rend compte et il assiste au dernier point de situation, rarement avant 2 heures du matin.
Quant aux correspondants de guerre, ils disposent d’un parc auto, peuvent se voir réquisitionner un hôtel à leur profit et sont assurés de toujours disposer d’un déjeuner ou dîner prêt. Leur présence sera d’abord considérée comme une gêne par les unités, puis au fur et à mesure de l’avancement de la campagne, partageant parfois les mêmes risques que les combattants, ces correspondants de guerre parviendront à se faire accepter. Parmi eux, on distingue quelques grands noms comme James de Coquet du Figaro ou Jean Planchais, envoyé spécial d’un nouveau journal qui vient de naître sur les cendres du Temps, le Monde ou Michel Droit et Maurice Druon, sans oublier Joseph Kessel, toujours présent[xix].
Quant à de Lattre, il exige de disposer d’un correspondant de guerre attitré qu’il affecte à son cabinet. Le « Saint Simon » de la Première Armée sera ainsi Jean Racine.
En outre, à partir de novembre 1944, un Bulletin d’information de la 1ère Armée française, hebdomadaire, verra le jour. Il reproduit des articles de la presse nationale, augmentés d’analyses et de commentaires d’un journaliste suisse, particulièrement apprécié de De Lattre, René Payot du Journal de Genève.


L’intérêt d’une telle structure lors du basculement des opérations à l’occupation après la capitulation allemande.

La prise en compte par un état-major d’armée de missions dépassant le cadre strictement opérationnel ne va pas être perdue et s’avérera même, à très court terme, extrêmement bénéfique. En effet, signataire au nom de la France, de l’acte de capitulation du IIIème Reich à Berlin, de Lattre va très vite se trouver membre de droit du comité quadripartite à Berlin, chargé de régler les premiers problèmes de l’occupation du territoire allemand par les Alliés. Disposant d’un cabinet civil rompu aussi bien à régler ce type de question qu’habitué à ses méthodes de commandement pour le moins particulières, de Lattre disposera d’un outil restreint, opérationnel d’emblée. Il n’aura pas besoin d’attendre le détachement de leurs administrations respectives des hauts fonctionnaires en charge de l’administration des territoires occupés en Allemagne.



En conclusion, mis en perspective avec les engagements actuels, il est possible d’affirmer que les membres du cabinet civil du général de Lattre, commandant la Première Armée française peuvent être considérés comme les lointains précurseurs des actuels conseillers projetés à chaque opération dans l’entourage immédiat du commandant de la force multinationale, et ce faisant, constituent de véritables acteurs de la manœuvre globale du commandeur.




[i] La guerre est une chose beaucoup trop sérieuse pour être laissée entre les mains des militaires.
[ii] Allied military governement of occupied territories
[iii] C’est ainsi qu’immédiatement à l’issue de la conquête de Marseille, de Lattre a été amené à envoyer un fort groupement à Montpellier (sous les ordres du colonel Deshazars de Montgaillard et comprenant les 2ème Spahis et  2ème Dragons) pour rétablir l’ordre dans une région, alors sous l’emprise de chefs locaux de la Résistance autoproclamés et sans aucune légitimité. Il en ira de même un peu plus tard dans la région de Saint-Etienne.
[iv] 1ère division française libre.
[v] Pélissier.Pierre. De Lattre. Paris  Librairie académique Perrin. 1998. Page 342. 601 pages.
[vi] Simiot. Colloque Rhin et Danube. Cité par Pélissier op. cit page 342.
[vii] Pélissier op cit page 343.
[viii] Simiot. Bernard. De Lattre. Paris. Flammarion. 1953. 290 pages. Page 211.
[ix] Pélissier op. cit page 343.
[x] Simiot op cit page 211.
[xi] Simiot op cit page 215. Le lt Cadet était maître des requêtes au Conseil d’Etat.
[xii] Destremeau. Bernard. De Lattre. Paris. Flammarion. 1999. Page 324.
[xiii] Pour des raisons tactiques, suite à l’attaque allemande dans les Ardennes, le haut commandement américain avait planifié et ordonné le repli du dispositif de la plaine d’Alsace vers les Vosges, ce qui revenait à abandonner Strasbourg. De Gaulle s’y opposa et ordonna à de Lattre, contre son commandant de groupe d’armées de prendre à sa charge la défense de la ville.
[xiv] De Gaulle partait du principe que l’armée française en occupation en Allemagne administrerait l’intégralité des territoires qu’elle aurait conquis. Aussi, lorsque de Lattre eût conquis avec une de ses divisions Stuttgart, dans la zone d’action de la 7ème Armée U.S., le chef du gouvernement provisoire intima à de Lattre l’ordre formel de refuser de passer en compte Stuttgart aux Américains. Finalement, devant l’intransigeance gaullienne, Eisenhower s’inclina.
[xv] De Gaulle. Général. Mémoires de Guerre. Tome 3. Le Salut. Paris. Plon. 1959. 653 pages. Documents page 490. De Lattre avait traduit cette volonté politique par l’ordre suivant à Guillaume, commandant la 3ème D.I.A. : « Ton front doit se terminer en sifflet. Débrouille toi pour qu’il se termine en tromblon
[xvi] 2ème division d’infanterie marocaine.
[xvii] 3ème division d’infanterie algérienne.
[xviii] De Lattre. Maréchal. Reconquérir. Paris. Plon. 1985. 380 pages Page 74.
[xix] Pélissier op cit page 346.
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