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Engagement opérationnel

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Les blindés en Indochine et en Afghanistan : un parallèle à méditer

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Par le CBA Serge CAMUS

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« Varus, qu’as-tu fait de mes légions ? Varus, rends-moi mes légions ! » , l’empereur Auguste à son général défait dans les forêts barbares[1] cité par Pierre Mendès France lors de son allocution à l’Assemblée nationale le 19 octobre 1950. « La campagne d’Indochine s’est déroulée essentiellement sous le signe de l’impasse, des expédients et de l’improvisation, en un mot, sous le signe de la guerre au rabais » , Lieutenant-colonel (ER) Tourret, ancien lieutenant au 1er Régiment Etranger de Cavalerie de 1953 à 1955. « L’emploi des blindés en contre-rébellion / zone montagneuse fait avant tout appel aux capacités suivantes : mobilité ; feux puissants, variés, précis, à longue portée et discriminants ; observation permanente, précise et à longue portée ; protection et autoprotection, grâce notamment aux cavaliers portés sur VBL et VAB T20-13 ; coordination d’ensemble par le recul associé aux moyens d’observation et de communication . », ABC 56.111, Mémento sur l'emploi des petites unités de cavalerie blindée en contre-rébellion en zone montagneuse. [1] Bataille de Teutoburg en 7 ap. JC citée par Suétone.

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Introduction

Cet été la durée de l’engagement français en Afghanistan aura dépassé celle du Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient (CEFEO) de 1945 à 1954, soit neuf années de guerre en Indochine, au Laos et au Cambodge. En dépit d’un faible volume de force appartenant à l’arme blindée déployé dans la plaine de la Chamali au Nord de Kaboul, puis dans les vallées de Kapisa et de Surobi, la place et l’emploi de ces unités ainsi que les enseignements qui en sont tirés suscitent sinon l’intérêt parfois l’interrogation. Que penser en effet de la rédaction d’un document tel que «  Mémento sur l’emploi des petites unités de cavalerie blindée en contre-rébellion en zone montagneuse »[1]  ? Faut-il y voir un véritable apport aux réflexions doctrinales portant sur les engagements actuels, et peut-être à venir, de l’arme blindée, une tentative de défendre sa place dans un débat mené voire « trusté » par les fantassins, ou plus simplement un recueil d’idées et de pensées destiné à favoriser la réflexion du jeune chef de peloton ou du commandant d’unité chef interarmes dans le cadre particulier de la contre-rébellion ?

Au moment où des choix capacitaires vont devoir être opérés sous la pression budgétaire et où les différentes armes cherchent parfois à conserver leur place, la question se pose de la pertinence et de l’emploi des unités de cavalerie, parfois coûteuses pour l’Armée de Terre. Dans ce cadre, l’engagement français en Afghanistan, par sa durée et son intensité, pourrait tendre à devenir l’unique référentiel de l’Armée de Terre au moment d’effectuer des arbitrages difficiles.

L’analyse de l’emploi des unités de ce qui est aujourd’hui la cavalerie[2], au cours de la guerre d’Indochine, permet, près de soixante-dix ans plus tard, de tempérer les conclusions hâtives qui pourraient être tirées de l’engagement français en Afghanistan, voire de réaffirmer les principes d’emploi ainsi que les capacités fondamentales des unités blindées.

Des difficultés à surmonter qui ne vont pas sans présenter des points communs …

Les théâtres indochinois et afghan présentent des différences évidentes au regard des dimensions des zones d’engagements, du volume des forces engagées tant du côté français que du côté ennemi, des enjeux et des motivations des parties en présence, des moyens techniques et technologiques mis en œuvre. Néanmoins nombreuses sont les similitudes qui existent quant au contexte général d’engagement des unités de la cavalerie en Indochine et en Afghanistan. Cela va de la méconnaissance du milieu au moment de la mise en place initiale, à la menace dans ses modes d’action et aptitudes au combat anti-char, en passant par les contraintes imposées par un environnement peu propice à leur emploi.

En arrivant en Indochine à la fin de l’année 1945, faisant suite à la décision du gouvernement français d’intervenir, le CEFEO placé sous les ordres du général Leclerc ignore à peu près tout du pays, de son climat et de la guérilla. De surcroit le coup de force japonais du mois de mars 1945[3] a éliminé ou écarté bon nombre de ceux qui auraient pu apporter des renseignements et une expérience utiles. Cette situation est peu ou prou la même lorsque le Président Jacques Chirac décide d’apporter son soutien à l’intervention américaine par l’envoi de troupes en Afghanistan en novembre 2001, en réponse à l’attentat mené en plein cœur de New York le 11 septembre 2001.

Côté terrain, l’emploi initial des blindés en Afghanistan s’avèrent très satisfaisant. Les escadrons blindés légers déployés dans la plaine de la Chamali au Nord de Kaboul de 2002 à 2008 exploitent ainsi les opportunités de ce terrain très ouvert pour mettre à profit leurs capacités de mobilité et d’aptitude à la recherche du renseignement. Mais dès l’été 2008, la mise en place des premiers AMX 10RC à l’Est de Kaboul, dans la province de Kapisa et le district de Surobi s’avère plus problématique. En effet, la zone d’action se caractérise par des vallées étroites séparées par des montagnes aux versants abrupts. En outre, la végétation dense la moitié de l’année n’offre que des champs d’observation et de tirs très réduits. Cela augmente ainsi la vulnérabilité des blindés et nécessite donc la présence d’éléments de protection à pied plus conséquente. De plus, la faiblesse du maillage routier ainsi que la dégradation des routes en fontion du climat restreignent inévitablement les capacités de mouvement des engins blindés. Cette situation n’est pas sans rappeler celle à laquelle a dû faire face l’ensemble des unités françaises déployées en Indochine. Quatre cinquièmes de la zone d’action du CEFEO étaient en effet couverts de montagnes et de forêts denses, le reste de marais et de rizières. « Ainsi vus par le « blindé », les terrains d’Indochine sont caractérisés par de larges étendues, totalement impraticables aux véhicules militaires usuels et rarement accessibles aux chars, traversés par des routes étroites et peu nombreuses. L’adaptation du réseau routier aurait facilité la tâche de l’ABC mais elle était encore fort incomplète à la fin des hostilités. Les deltas, en particulier, offraient des possibilités extrêmement variables suivant le lieu et la saison »[4] .  Tant en Afghanistan qu’en Indochine, les blindés manquent d’axes et d’espace libre.

La menace à laquelle les chars doivent faire face en Indochine présente, de la même façon, des similitudes avec celle à laquelle les blindés engagés en Afghanistan sont confrontés. Ainsi, ayant peu d’armes anti-char, à l’exception des canons de 57mm sans recul, les Viêt-minhs ne pouvaient s’opposer directement aux blindés et se contentaient d’entraver leurs mouvements, en détruisant les ponts, coupant les routes et posant des mines en s’appuyant sur un terrain favorable offrant peu de possibilités de débordements. Les mines occasionneront d’ailleurs 80% des pertes d’engins blindés (331 sur 395). Ce procédé peu coûteux en combattants constitue aujourd’hui le plus meurtrier pour l’ensemble des forces de l’OTAN en Afghanistan, et l’inventivité déployée par les différents groupes insurgés à la confection des engins explosifs improvisés (EEI) n’a rien à envier à celle dont les Viêts faisaient preuve, si ce n’est par l’utilisation de moyens plus modernes (batteries, téléphones portables, …). Cette ressemblance dans l’emploi des mines et engins piégés se retrouve jusque dans le procédé de l’attaque directe par bombe humaine qui, s’il peut sembler qu’il se soit étendu depuis une dizaine d’années avec les engagements en Irak et Afghanistan, constituait déjà des méthodes anti-char viêt-minh[5]. Mais au-delà des pertes humaines et matérielles occasionnées par ce type de menaces, ce sont les similitudes en termes de conséquences sur la conduite générale et le rythme des opérations qu’il est intéressant de souligner. En effet, l’étude générale de la campagne d’Indochine et de l’engagement des forces de la coalition de l’OTAN en Afghanistan laisse apparaître un ralentissement général des opérations terrestres lié au danger anti-char ; « ralentissement imposé par la nécessité d’ouvrir et de déminer les itinéraires auxquels sont liées les unités dans leurs déplacements »[6] .  Par voie de conséquence c’est aussi la surprise tactique dans l’emploi des blindés qui est de fait mise à mal. Ainsi avec soixante ans d’écart, les insurgés en Afghanistan, à l’instar des Viêt-minh prouvent que l’emploi de moyens rudimentaires et plus particulièrement l’emploi de mines et d’explosifs permet d’obtenir des résultats considérables à condition d’agir avec opiniâtreté, audace et ingéniosité et de mener la lutte largement sur toute l’étendue d’un théâtre d’opérations.

 

… et qui renforcent la pertinence des qualités fondamentales de la cavalerie blindée

Après onze ans de présence en Afghanistan, la tentation peut être grande de tirer des leçons de l’engagement français et de celui des unités blindées en particulier en oubliant de le replacer dans son contexte.

A la fin des hostilités en Indochine, après neuf années de combats difficiles marqués par l’impuissance des faibles moyens engagés au regard de l’ampleur de la mission, par l’indécision politique et par l’indifférence de la métropole, l’arme blindée ne ressemble en rien à ce qu’elle était en octobre 1945 lorsque les unités de la 9ème  Division d’Infanterie Coloniale et de la 2ème  Division Blindée ont débarqué à Saigon, quelques mois seulement après la fin des campagnes de France, d’Italie et d’Allemagne. En dépit de cette évolution parfois à l’extrême[7] la campagne d’Indochine met en lumière la pertinence de principes fondamentaux dans l’emploi des unités blindées qui peuvent guider la réflexion d’aujourd’hui face aux tentations de généraliser voire d’ériger en dogme les enseignements de l’engagement en Afghanistan.

En premier lieu, en dépit d’un terrain peu propice à la manœuvre blindée, face à une menace bien différente des divisions allemandes de la seconde guerre mondiale, l’emploi général des unités blindées n’a pas fondamentalement été remis en cause lors de la campagne en Indochine. Ainsi « sous des aspects différents l’Arme Blindée a retrouvé les missions traditionnelles de la Cavalerie : l’éclairage de l’Infanterie, en marche ou en stationnement ; la reconnaissance (ouvertures de route, reconnaissance de villages, liaisons avec les postes isolés) ; les escortes (protection des convois et gardes d’itinéraires) ; le combat de liaison avec l’Infanterie (participation aux « bouclages » et à l’attaque, ainsi qu’aux contre-attaques et à la couverture des replis) ; les poursuites et le raids »[8] .

Ensuite, cette campagne a souligné les caractéristiques de l’arme blindée que sont sa mobilité, sa puissance de feu et sa souplesse d’emploi, à la fois par l’exemple et le contre-exemple.

Ainsi jusqu’en 1950, les Viêt-minh furent dispersés sur tout le territoire du Viêtnam, en petites unités, de façon à encadrer la population et à harceler les unités du CEFEO. Dans ce cadre, l’arme blindée fut mise à contribution pour la mise en œuvre d’une stratégie de guerre en surface, s’appuyant sur des points et des lignes. « Les points étaient les postes et les lignes, les axes routiers, fluviaux et ferroviaires, dont la libre disposition était indispensable à la vie des unités ainsi qu’à la manœuvre »[9] .  Très rapidement ces postes devinrent à la fois des proies et des appâts pour attirer d’avantage de forces dans des embuscades. Les unités de cavalerie se retrouvèrent dans la situation d’ « ouvrir des axes qui ne serviront qu’à ravitailler des postes, eux-mêmes implantés pour garder ces axes »[10]  au prix de lourdes pertes pour de faibles gains. Le commandement finira par encourager l’emploi statique des unités blindées et leur fragmentation poussée à l’extrême en pratiquant une dispersion des moyens feux en renfort des postes isolés. Cette situation limitait naturellement la pleine exploitation des capacités de manœuvre et de puissance de feux des unités blindées, ainsi que leur usure rapide voire parfois leur destruction[11]. Par la suite, et en particulier avec l’arrivée du général de Lattre à compter de septembre 1950 à la tête du corps expéditionnaire, cette stratégie du « saupoudrage » des moyens laissera progressivement la place aux forces mobiles et aux manœuvres dans les grands vides avec pour l’arme blindée la création de sous-groupements blindés plus souples[12]. L’arme blindée finira la guerre avec quatre sous-groupements, deux groupements amphibies et deux groupements d’escadrons de reconnaissance soulignant ainsi la prise en compte par le commandement de la nécessité de disposer d’unités blindées aptes à prendre le combat à leur compte.

A contrario, l’exemple de l’adaptation réussie des unités blindées au milieu aquatique souligne la pérennité des qualités de mobilité et de puissance de feu qui caractérisent l’emploi de l’arme blindée. Ayant réalisé l’importance des voies d’eau utilisées par le Viêt-minh pour ses liaisons et sa logistique, l’arme blindée crée dès 1949 des unités de vedettes blindées à faible tirant d’eau destinées à compléter l’action de la Marine, en allant nomadiser sur les rachs et les rivières auxquels celle-ci ne pouvait accéder. En outre, à compter de 1948, afin de s’affranchir des axes en zones marécageuses et de retrouver leur capacité de manœuvre et de délivrance de feux puissants en appui de l’action de l’infanterie, des groupements amphibies à base de véhicules crabe puis alligator furent mis sur pied à partir d’unités traditionnelles. Si la monture était différente, les savoir-faire restaient en revanche les mêmes.

Ces qualités d’adaptation et de souplesse d’emploi ont été mise en œuvre de la même façon, bien que peut-être un peu tardivement en Afghanistan. Initialement saupoudrés en Kapisa et en Surobi, les moyens blindés ont fini par être regroupés au sein d’escadrons mixtes alliant moyens lourds, moyens de reconnaissance et moyens d’appui feu rapprochés.

Conclusion

La guerre d’Indochine fut, pour l’arme blindée, un conflit d’un genre totalement différent de celui qu’elle venait de mener en Europe. « Organisée, instruite et entraînée pour effectuer des ruptures de front, des raids en profondeur, exploitant la vitesse de ses engins et leur puissance de feu, elle se trouvait confrontée, en arrivant en Indochine, à un ennemi insaisissable se dérobant devant les blindés et s’appuyant sur un terrain peu propice à l’emploi des blindés »[13] .  Face à ces difficultés, l’arme blindée s’est adaptée, en faisant porter ses efforts sur certains procédés de combat et l’organisation interne des unités. Ainsi « calquées à l’origine sur leurs sœurs de la Métropole, les formations de l’ABC en Indochine ont vu leurs types se multiplier et se différencier au cours des neufs années d’opération » [14] , néanmoins « leur emploi n’apporta aucun enseignement original »[15]  soulignant ici la pertinence de ses capacités fondamentales que sont la protection, la puissance de feu et la mobilité. Au moment du cessez-le-feu, le commandement faisait encore part de la nécessité de bénéficier d’unités supplémentaires aptes à conduire des missions de cavalerie, en dépit des difficultés liées au terrain, à la dispersion de la menace et aux besoins croissants pour l’accompagnement de l’infanterie.

Cet exemple doit permettre de mesurer aujourd’hui pour l’arme blindée, et plus généralement pour les forces terrestres, la profondeur et la pertinence des enseignements qui pourraient être tirés de l’engagement français en Afghanistan. En particulier, l’exemple de l’emploi de l’arme blindée pendant les neuf années d’engagement du CEFEO en Indochine souligne la faisabilité de s’adapter sans se dénaturer. L’expérience menée par l’armée de terre britannique engagée en Afghanistan dans le Helmand montre de la même façon la pertinence de maintenir des unités de reconnaissance et de ne pas restreindre l’usage des véhicules en fonction de leur blindage ou de leur capacité de résistance à un engin explosif improvisé au détriment de l’accomplissement de la mission.[16]

[1] ABC 56.111, Mémento sur l'emploi des petites unités de cavalerie blindée en CREB en zone montagneuse , approuvé le 29 avril 2010 sous le n°003806/DEF/RH-AT/SDFE/EMS/EC/DEP/BEDR - Edition 2010.

[2] A dessein, l’auteur utilisera sans distinctions les termes anciens d’Arme blindée et cavalerie (ABC) et plus récents de Cavalerie blindée pour désigner les unités s’y rattachant.

[3] Le 9 mars 1945, les Japonais, présents en Indochine depuis le 22 septembre 1940, éliminent les autorités françaises ; une partie des troupes françaises est internée, certaines garnisons sont massacrées et d’autres parviennent à gagner le Laos puis les Alliés en Chine pour rejoindre finalement le général Leclerc.

[4] Rapport  sur les enseignements de la guerre d’Indochine , en date du 31 mai 1955 dit Rapport Ely , fascicule II, p. 173 à 184.

[5] Une unité du RICM fait ainsi état d’une attaque avortée d’un bivouac de nuit en juillet 1954. 20 cadavres de dynamiteros sont retrouvés, et l’interrogatoire de prisonniers confirma l’intention des rebelles de détruire les chars par ce procédé.

[6] Rapport  sur les enseignements de la guerre d’Indochine , en date du 31 mai 1955 dit Rapport Ely , fascicule II, p. 173 à 184.

[7] Entre le 1er  et le 5 octobre 1945, les escadrons du Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM) quittent l’Allemagne et la région de Schramberg, pour Marseille. Quelques semaines plus tard, en janvier 1946, avec l’arrivée de tous ses moyens matériels, le RICM est au complet dans la région de Saigon avec son escadron de chars, ses trois escadrons de reconnaissance et ses deux escadrons portés. Cinq ans plus tard, le RICM est devenu un « monstre » de près de 3350 hommes, organisés en dix-neuf unités élémentaires, de l’escadron de chars M24 à l’escadron de vedettes fluviales, en passant par des compagnies de marche et des unités commando ; en outre la composition de ses effectifs s’est considérablement diversifiée avec un « jaunissement » des unités à près de 65%.

[8] Rapport  sur les enseignements de la guerre d’Indochine , en date du 31 mai 1955 dit Rapport Ely , fascicule II, p. 173 à 184.

[9] Cité par le lieutenant-colonel (ER) Tourret in L’Armée française dans la guerre d’Indochine , Centre d’études d’histoire de la défense, éditions Complexe.

[10] Ibid.

[11] Le 6 décembre 1953, un peloton de reconnaissance du RICM est violemment attaqué par un bataillon viêt-minh au poste de Van Try et subit de lourdes pertes. De la même façon, le 10 décembre 1951, un peloton de chars légers M5 du 1er  Régiment de Chasseurs en poste à Tu Vu en appui d’un centre de résistance perd un à un tous ses chars pour couvrir le repli d’unités de tirailleurs, faute de pouvoir manœuvrer.

[12] Le général de Lattre retrouve là un type de formations qu’il a lui-même expérimenté au Maroc de 1921 à 1925 puis qu’il a retrouvé sous la forme de Combat Command en 1944-1945. 

[13] Lieutenant-colonel (ER) Tourret in L’Armée française dans la guerre d’Indochine , Centre d’études d’histoire de la défense, éditions Complexe.

[14] Rapport  sur les enseignements de la guerre d’Indochine , en date du 31 mai 1955 dit Rapport Ely , fascicule II, p. 173 à 184.

[15] Ibid.

[16] Cf RETOUR D’EXPERIENCE 2010/2  (octobre-décembre 2010) , édité par le Centre de Doctrine et d’Emploi des Forces suite au Comité Exécutif de la fonction retour d’expérience conduit le 24 mars 2011.


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