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Relations internationales

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Ne renforçons pas le mépris de nos ennemis

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Par le CBA Krier

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La France n’a plus d’ennemi clairement désigné depuis la fin de l’Union soviétique. Pour autant, les soldats français sont engagés de manière régulière dans des combats rapprochés violents face à des adversaires déterminés. Devant un tel paradoxe, les armées ont désormais un rapport assez complexe avec ces ennemis. Evoluant dans une société où les menaces doivent être maintenues à distance, où la victime a plus d’écho médiatique que le héros, les forces terrestres doivent expliquer l’intérêt de conserver le contact avec l’ennemi sur le terrain. Il est garant du maintien de la part d’humanité des actions de la France.

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La France s'apprête à commémorer en 2014, le centenaire du début de la Première Guerre mondiale, conflit où elle s'est opposée violemmenti à son ennemi héréditaire prussien. Cette année correspondra également aux 25 ans de la chute du mur de Berlin, symbole de la désagrégation de l'Union soviétique, dernier ennemi idéologiqueii identifié du monde occidental. Au sein d'une défense européenne qui peine à se construire sans véritable ennemi, la France a poursuivi ses engagements militaires dans des opérations légitimées par la communauté internationale. Depuis quelques années, les forces armées (et en particulier les forces terrestres) ont été projetées dans des théâtres violents comme l'Afghanistan, le Mali, la Libye ou encore le bassin somalien. Elles ont du faire face à des affrontements farouches, au contact direct de combattants aux formes variées mais déterminés à causer des pertes dans les rangs occidentaux. Répliquant à ces ennemis qui n'ont bien souvent aucun statut reconnu au regard du droit international, les soldats français remplissent les missions confiées par l'Etat français. Cette acceptation tacite entre la société française et son armée semble ne souffrir d'aucune remise en cause. Mais l'augmentation récente du nombre de syndromes post-traumatiques au retour de ces opérations a trouvé un écho médiatique important. Les reportages ont surtout mis en exergue les conséquences psychologiques de l'exposition au combat sans chercher à faire ressortir la manière dont les militaires français ont perçu leurs ennemis. D'autres questions sous-jacentes auraient également mérité un développement. Comment cette perception est-elle susceptible d'évoluer dans les différents stades d'une projection opérationnelle ? Surtout, ce rapport avec nos adversaires va-t-il être modifié par une société en profonde mutation et très technologique ?

 

Aucune réponse objective n'est possible. Mais il faut noter que les autorités politiques françaises assument encore pleinement une projection des militaires de l'armée de terre au contact de nos adversaires. Dans le même temps, le commandement tactique est désormais fortement influencé par l'évolution sociétale d'une plus grande distanciation de l'ennemi. Pour l'heure, l'exposition physique de nos soldats face à leurs ennemis confère un sentiment de loyauté, de respect et de légitimité des forces françaises dans leurs actions.

 

Une définition et un contour de l'ennemi difficile à tracer

Au fil de l'histoire, la notion d'ennemi a changé d'aspect en fonction du contexte géopolitique et des modes d'affrontement entre puissances. La Révolution française a incité une implication plus forte de la Nation et un caractère plus passionnel dans le conflit. Au XXème siècle, Carl Schmittiii rappelait le caractère inéluctable pour un Etat d'une désignation de l'ennemi. Il affirmait également que toute communauté humaine ne pouvait se construire que face à un adversaire fixé. Thèse valable pour les conflits interétatiques, cette notion ne recouvre que partiellement les crises actuelles. Aussi,

Pierre Conesaiv a dressé en 2011 une typologie assez précise des différentes sortes d'ennemis rencontrés aujourd'hui, allant de l'ennemi proche à l'ennemi médiatique. Mais, pour le soldat engagé en opérations, ces définitions conservent un caractère complexe et conceptuel. Alors comment ces derniers peuvent-ils modéliser cet ennemi ? Assez simplement, il est celui face auxquels ils se battent. Ce dernier n'est pas clairement désigné par l'échelon politique mais implicitement sous-entendu car il s'oppose au mandat légitime qui est confié aux forces armées. L'ennemi peut tout aussi bien être l'adversaire (il se trouve de l'autre côté de la frontière, de la légalité,..) ou l'antagoniste car il cherche à se mesurer à nos forcesv. Avant l'engagement sur un théâtre, il est bien souvent lointain et imaginé avec un minimum de sens humain. Au contact, il devient la cible à éliminer pour sauver la vie d'un camarade ou d'un allié.

Dans les opérations actuelles, l'ennemi prend désormais très souvent la forme de civils parfois armés, dont le statut de combattant n'est pas toujours stipulé dans le droit des conflits armés. Ne s'astreignant aucune limite ni règle de comportement au combat, il suscite des sentiments d'incompréhension chez nos soldats et concitoyens français.

Malgré des comportements asymétriques de l'ennemi (menace internevi en Afghanistan, engins explosifs improvisés, voire emploi de certaines sidewise technologiesvii), les militaires français combattent ces derniers avec le même respect que celui accordé à un combattant régulier. Le contact parfois très proche avec eux, le prix du sang parfois payé confère une certaine dignité et une compréhension mutuelle des protagonistes qui s'affrontent. Aucun comportement immoral des forces françaises n'a pour l'heure été relaté, démontrant le professionnalisme des soldats. Mais cette réussite n'est pas sans revers. Elle conforte certains concitoyens dans le caractère strictement professionnel du militaire, donnant la mort sur ordre et devant parfois la subir. Le militaire est conscient dans sa chair de cette relation particulière à la mort et au sacrifice. Il reste cependant perplexe devant les faibles rassemblements de citoyens lors du passage des convois funéraires de nos soldats tombés en opérations.

Cette attitude irréprochable des soldats est vraisemblablement liée aux formations éthiques prodiguées en école de formation. Elles permettent de sensibiliser la chaîne de commandement jusqu'aux plus bas échelons sur l'attitude à adopter face à nos adversaires. En particulier, le soldat français assure une adaptation juste suffisante du niveau de violence en fonction de la situation tactique. La comparaison des codes du soldat américainviii et françaisix est démonstrative de la priorité accordée par la France au caractère juste et respectueux de l'intervention. Le soldat français conserve donc un sens profond de l'humanité. L'attitude des équipages d'hélicoptères lors de l'opération Unified Protector en Libye l'illustre parfaitement. Ces derniers devaient détruire les armements lourds (blindés, artillerie) des forces pro-Khadafi qui menaçaient directement les populations. Malgré une menace proche et omniprésente, ils ont attendu à chaque fois que possible l'évacuation des véhicules avant le tir. Cette application mesurée de la force était rendue possible par la proximité des combattants sur le terrain. L'emploi d'un drone ou d'un avion de chasse, délivrant leurs munitions sans être perçus par les éléments au sol pourrait difficilement conduire au même résultat. Aussi, dans notre rapport avec l'ennemi, quel niveau de développement technologique doit-il être toléré ?

 

La poussée technologique nous déshumanise lentement

L'armée de terre est par essence la composante des armées la moins « technologisante »x. En effet, le combat aéroterrestre est centré autour d'un noyau unique : l'Homme. Les armes ne sont qu'un moyen à son servicexi. La philosophie diffère de celles en vigueur au sein de l'armée de l'air et de la marine nationale où la ressource humaine est dédiée à la mise en oeuvre d'un système d'armes (avion, bâtiment). Mais les engagements récents, très interarmées et interalliés pourraient insidieusement modifier ce constat et changer notre perception de l'ennemi.

La recherche et le développement technologique restent une priorité des armées occidentales et en particulier des Etats-Unis. La guerre semble plus conçue comme un marathon technologique. Le politologue américain Zbigniew Brzezinski l'étaye parfaitement en disant que « l'important n'est plus l'ennemi mais le maintien de la suprématie ». Désormais, le soldat occidental recherche d'abord une compréhension rationnelle de la guerre et en particulier de l'ennemi. Il s'efforce de modéliser scientifiquement l'engagement. Après étude des conflits de la dernière décennie, certains analystes rétorqueront que la Révolution des Affaires Militaires (RMA), fondée sur les technologies a échoué dans les combats de contre-insurrection, centrée sur la population. La réponse est plausible mais elle élude l'hybridation actuelle de la RMA à tous les types de conflits. Les technologies fournies décuplent en effet les capacités de renseignement, d'analyse, de frappe et de travail inter-agence.

Plus particulièrement, la fonction « ciblage » est devenue incontournable pour établir l'ensemble des modes d'actions possibles sur l'ennemi. Ce processus qui décrit méthodiquement les vulnérabilités adverses fascine la sphère militaire. Au niveau tactique, l'étude s'achève par la production de dossiers d'objectifs, souvent cibles délibérées frappées par les avions de chasse. Les armées occidentales sont friandes de ces opérations basées sur les effets conçues dans une logique clausewitzienne. Mais même si cette gestion de l'ennemi comme une liste de cibles est nécessaire pour gagner la suprématie elle permet rarement de remporter le succès stratégique. Sinon, les forces israéliennes auraient déjà résolues les menaces à leurs frontièresxii. Mais surtout, quelle part d'humanité reste attachée aux cibles ? Comme l'avait déjà noté Colin Gray dans une de ses maximes, l'ennemi ne doit pas devenir un simple produit de ciblagexiii.

La virtualisation de l'ennemi est également un phénomène nouveau. En opération, les soldats visualisent la réalité du combat au travers de nombreux écrans, ordinateurs des postes de commandement, télévisions recopiant les vidéos acquises par des drones jusqu'aux optiques de visée du combattant. Cette glace a souvent une vertu protectrice immédiate face aux atrocités de la guerre à l'instar de ce que peuvent vivre certains reporters de guerre dans les zones de combat. Cette nouveauté dépasse d'ailleurs le cadre de la guerre, il suffit de regarder dans la rue le nombre de personnes rivées derrière leurs tablettes tactiles. Ces interfaces simplifient la complexité du combat et tendent à automatiser la réaction face à l'ennemi. Ce phénomène de lecture biaisée de la réalité est amplifié par la simulation dont la place a fortement augmenté dans la préparation opérationnelle de nos forces. L'ennemi réel tend parfois à être traité avec un détachement proche de

son pendant simulé. Le phénomène est par ailleurs accentué par la forte sensibilité des jeunes générations aux innovations numériques et aux jeux vidéos. Sans contact direct avec l'ennemi, le soldat ne se rend même plus compte de cette influence technologique.

Aussi, la robotisation doit être strictement encadrée. La multiplication des « télévisions de la mort », surnom donné aux murs d'images retranscrivant les images transmises par les drones armés, soulève naturellement cette réflexion. Il est certain que les forces terrestres sont encore peu concernées, mais elles ressentent bien l'enjeu de ce développement : quelle dignité reste-t-il dans ce genre d'affrontement ? La distanciation entre l'opérateur et la cible est réelle, cette dernière étant dénuée de moyens de répondre. La peur de la mort, essence même du combat n'affectera plus le camp robotisé. Seules des craintes de mal faire subsisterontxiv. Cette forme de combat est arrogante, Churchill nous rappelle que la politesse est un minimum avant de tuer un hommexv. Derrière la cible se cache parfois un humain, qui doué d'une véritable intelligence reste une arme puissante à ne pas sous-estimerxvi.

L'expérience des commandants de bataillons français ayant bénéficié de l'appui de drones armés en Afghanistan permettrait de faire avancer objectivement le débat. Cette capacité, à priori déloyale face aux insurgés armés a certainement permis de sauver des vies de soldats même si la menace n'était pas toujours imminente. Mais son développement doit rester strictement encadré. Le contexte économique difficile pourrait privilégier une protection accrue de nos intérêts industriels en finançant des drones, exosquelettes, robots en lieu et place de combattants humains. Les conclusions du Livre Blanc et des prochaines lois de programmation militaire fourniront l'arbitrage politique sur ces matériels. Mais cette robotisation accrue n'est peut-être qu'une simple étape d'un processus déjà souscrit par la société française.

 

Un choix culturel de distanciation de l'ennemi qui se poursuit

 

« La peur de l'ennemi détruit jusqu'à la rancune à son égard » Fiodor Dostoïevski.

La volonté de se distancer de l'ennemi dans le monde occidental n'est pas nouvelle. Bien au contraire, depuis des siècles, les combattants ont toujours cherché à frapper à distance et en sûreté par rapport à leurs ennemis. L'introduction de matériels nouveaux à la guerre, à l'instar de l'arbalète, des arcs longue portéexvii, de l'arme à feu, ont toujours suscité un rejet initial avant adoption dans la bataille. La particularité de notre époque est de se distancer de l'ennemi bien au-delà d'un caractère simplement physique.

Les sociétés occidentales cultivent désormais une véritable culture de la peur qui permet le développement d'un important marché visant à limiter ces angoissesxviii. Priment désormais la conservation d'une bulle de sécurité sur le territoire national (plan Vigipirate) et un traitement des menaces hors du sanctuaire national, en particulier avec le concours des forces armées. En contrepartie et de façon paradoxale, un risque minimal doit être consenti pour les militaires engagés. Les sociétés postmodernes ont une sensibilité accrue aux pertes comme le stipulait John Mueller en parlant de lassitude de la guerre. La protection de la force prime alors sur la prise d'initiative en combat. La concentration des forces alliées en Afghanistan, en Irak au sein de bases opérationnelles avancées donne une image d'autarcie et d'étranger au combattant occidental. Véritables tours d'ivoire empêchant un contact régulier avec la population et à fortiori des potentiels insurgés, le militaire adopte malgré lui cette attitude distante. Il peut difficilement comprendre son adversaire.

D'ailleurs, les récentes mesures adoptées pour contrer la menace interne renforce encore cette sacralisation du combattant occidental pour son opinion publique.

De plus, la compréhension de l'ennemi est largement brouillée par les médias. Activité humaine spectaculaire, la guerre, le conflit armé sont des sujets de prédilection des organes de presse. Les analyses de l'ennemi par les journalistes ont une influence directe sur l'image sommaire et parcellaire que retient le soldat avant son départ. En effet, les lignes éditoriales ne traitent très souvent qu'une seule crise à la fois et n'hésitent pas à communiquer une vision simple, parfois manichéenne de l'ennemi à leurs auditeurs. Suffisamment puissants pour influencer l'opinion publique, les médias savent parfois modeler l'ennemi qu'ils souhaitent. A l'extrême, ils favorisent l'engagement dans certains conflits comme par exemple le groupe Murdoch pour la seconde guerre d'Irak. Le libre arbitre du soldat est alors sérieusement remis en question.

La problématique du traitement médiatique impacte également directement le chef tactique. Attentif aux phénomènes de judiciarisation, le commandement doit également veiller aux potentielles retombées médiatiques de ces actions. La victime a désormais plus d'écho que le héros, phénomène bien décrit par l'historien Edward Luttwak en parlant de la vision post-héroïque de nos sociétés. Le militaire s'astreint donc à prendre un maximum de précautions afin d'éviter de voir son action entachée par une capacité de l'ennemi à se présenter comme victime. Le militaire, téléspectateur ordinaire est aussi influencé par le tempo médiatique. Habitué à un zapping constant, il peine à consacrer un temps important à la compréhension de ses adversaires.

L'ennemi de nos soldats reste donc un être humain auquel il doit imposer la volonté de la Nation dans les limites légales et légitimes des mandats et règlements internationaux. Le contact physique avec ce dernier reste une garantie afin d'éviter une déshumanisation lente et progressive liées aux progrès technologiques et robotiques. Soumis, aux pressions sociétales et médiatiques qui tolèrent peu les conséquences de la conflictualité, les forces terrestres devront communiquer sur la nécessité de leurs engagements risqués afin de laisser notre pays tenir son rang politique et moral sur la scène internationale.

En 1943, l'historien américain Edward Mead Earlexix souligna que le « manque d'intérêt des dirigeants civils pour les affaires militaires ainsi que la supposition largement répandue que la paix était l'état normal et permanent de la société, empêchèrent les civils de bien se préparer à assumer dans la guerre le rôle toujours plus actif que les progrès techniques et industriels rendaient inévitable ». Si l'époque actuelle présente des similitudes, cette assertion devrait être complétée de la question suivante : la société civile peut-elle véritablement comprendre les enjeux de la dématérialisation des combats ?

i Le côté passionnel du conflit est parfaitement illustré par cette affirmation du général allemand von Kleist : « Frappez-les à mort ! On ne vous demandera pas de comptes au Jugement dernier ».

ii Le diplomate russe Alexandre Arbatov avait annoncé en 1989 : « nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi ! ».

iii Carl Schmitt, La Notion de Politique,1932.

iv Pierre Conesa, La Fabrication de l'ennemi ou comment tuer avec sa conscience pour soi. Robert Laffont, 2011, p° 114.

v Pascal Gauchon, Jean-Marc Huissoud, Que sais-je ? Les 100 mots de la géopolitique, PUF, 2008, p°18

vi Insider threat : Attaque perpétrée par des membres des forces de sécurité afghanes contre des soldats de la coalition en Afghanistan.

vii Paul Bracken, Military review, septembre-octobre 2005. Technologies à priori dépassées mais adaptées à des contextes d'engagement non prévus à leurs créations.

viii « je me tiens prêt[...] à m'engager contre l'adversaire et à détruire les ennemis des Etats-Unis. [...] Je suis le gardien de la liberté et de l'art de vivre américain. »

ix « Maître de sa force, le soldat respecte l'adversaire et veille à épargner les populations. Il obéit aux ordres dans le respect des lois et des coutumes de la guerre et des conventions internationales ».

x Terme employé par Joseph Henrotin, La technologie militaire en question, Economica, 2008, p°54

xi Constat étayé par Thomas O'Connell, assistant Secretary of Defense for Special Operations and Low Intensity Conflict, cité dans American Forces Press Service le 25/04/2005 : « Equip the man rather than man the equipment ».

xii Histoires et Stratégies, Mars et Vulcain, N°12 - octobre 2012, p° 69.

xiii Colin S.Gray, Fighting Talk, « There is more to war than Firepower. The enemy is not just a target set», PSI, 2007, p°112.

 

xiv Benjamin Sutherland, Modern Warfare, Intelligence and Deterrence, The Economist, 2011 p°111 . Col John Montgomery, commandant en second du 432nd Wing (équipé de drones): « You may not have the fear of death, but all the other fears are still there: the fear of the unknown and the fear of failure.”

 

xv « When you're to kill a man, it costs nothing to be polite ».

 

xvi Von Neumann : « The enormous importance of the most powerful weapon of all. Namely, the flexible type of human intelligence ».

xvii Cas de la bataille d'Azincourt, le 25 octobre 1415 où la chevalerie française sera décimée par l'emploi méthodique d'archers à longue distance du côté anglais.

xviii Dominique Moïsi, La Géopolitique de l'émotion, Flammarion, 2009.

xix Edward Mead Earle, Les maîtres de la stratégie, 1943. 


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