Traitement en cours, merci de patienter...
Saut de ligne
Saut de ligne
Saut de ligne
Image
Image
Saut de ligne
 
Saut de ligne
Image
Saut de ligne
Histoire et Stratégies

Saut de ligne
Image

Quand l’argent est stratégique

Image

Par Monsieur Hervé JUVIN

Image

Traiter de stratégie en matière d’activité bancaire, financière et de marchés de capitaux a-t-il un sens? Oui, car il n’y a pas de puissance militaire sans une économie forte. Les effets de la libération des échanges, de l’abandon d’attributions étatiques au secteur privé, bancaire notamment, ont conduit à une situation dont les conséquences ne sont pas seulement économiques, mais également morales, sociales et politiques, donc globales. La crise actuelle illustre l’importance stratégique acquise par la sphère financière, importance qui apparaît au moment même où la validité des systèmes et la vérité des prix sont prises en défaut. Tout militaire, tout stratège, doit être convaincu de cette extension imprévue du champ de bataille.

Image

Le sujet de la finance de marché est un sujet stratégique

Il l’était déjà dans la mesure où la bonne allocation du capital et la bonne évaluation des risques sont des conditions de la croissance économique, elle-même condition de la puissance. L’URSS a appris à ses dépens que le choix de la puissance militaire sans l’économie est un choix perdant. Et la question lancinante du budget de la Défense viendra bien interpeller les choix stratégiques, obliger à préciser des priorités, à faire des choix, à abandonner des sujets. Il le devient davantage, à mesure que les conséquences destructrices de l’exubérance irrationnelle des mouvements financiers sur les sociétés humaines se font sentir, à mesure aussi qu’il est possible de réaliser par les marchés l’essentiel des buts de la guerre, sans la guerre. La savante distillation d’informations destructrices pour l’euro et la dette européenne par la presse anglo-américaine en est l’exemple, qui a pour effet une destruction des systèmes sociaux et des patrimoines européens que seules des guerres pouvaient jadis réaliser; la guerre sans la guerre, l’occupation sans les armées! La Chine semble avoir compris la leçon britannique, puis américaine: la monnaie, le droit et les marchés assurent des victoires sans combat. Quand ils limitent les entrées de capitaux étrangers, l’Inde ou le Brésil comprennent la leçon: l’interdépendance cache la dépendance, et l’émergence peut être un piège stratégique quand elle signifie dépendance aux capitaux extérieurs! Il ne faut pas s’y tromper: les pays de la zone euro et les opérateurs de marché, anglo-américains semble-t-il, qui jouent le défaut de la Grèce et l’éclatement de la zone euro sont engagés dans une partie colossale. La ruine est au bout, mais pour qui? D’un côté, des dizaines de millions d’Européens, pas seulement au sud, qui vont subir une baisse de leur niveau de vie sans précédent en temps de paix; de l’autre, des systèmes financiers et bancaires qui entraîneront dans leur chute des milliers d’investisseurs et d’entreprises…

Le déroulement de la crise et de ce qu’il est convenu d’appeler la sortie de crise illustre l’importance stratégique acquise par la sphère financière, les rapports de force qui s’y jouent, les défaites et les victoires qui s’y décident, avec des conséquences encore insoupçonnées. Chômage de masse et de longue durée, paupérisation des classes moyennes, déstructuration sociale, d’un côté, redistribution des actifs, enrichissement individuel rapide, concentration des patrimoines de l’autre, sont quelques-uns des effets généralement cités de cette crise. Sont-ils les premiers? La colonisation chinoise, coréenne, arabe des terres africaines en est une autre. La mise sous tutelle des meilleures terres, de l’eau et des infrastructures par des fonds d’investissement en est également une autre. Les transferts de propriété, les mises sous dépendance, sous contrôle, des collectivités traditionnelles, voire les effets de ruine infligés ici ou là, par exemple aux Gonds de l’Orissa, seulement coupables de dépendre de leur forêt sacrée là où des mines de bauxite ont été repérées, sont généralement passés sous silence, rendus invisibles qu’ils sont par la représentation à grand spectacle des mesures de sortie de crise, et par le sentiment: «tout pour la croissance, rien qui limite la croissance!»

L’épisode dit de «quantitative easing 2nd» conduit par la Federal reserve bank américaine qui a émis, à partir de l’automne 2010, 600 milliards de dollars de monnaie avec pour contrepartie des papiers de valeur incertaine détenus par les banques, équivaut à une action stratégique d’ampleur à l’avantage des banques et des marchés américains. Les marchés de capitaux opèrent des redistributions de richesse sans cause; ils permettent l’acquisition d’actifs à bas prix, voire sans les payer; ils peuvent assurer le contrôle de concurrents; ils permettent de ruiner un adversaire et de le placer sous dépendance. Qu’est-ce qu’une ambition militaire qui n’a pas les moyens industriels, donc financiers, de ses armes?

 

Quatre faits placent la finance de marché parmi les conditions stratégiques qui ont pris une importance accrue depuis trente ans:

 

·         l’interdépendance des marchés de capitaux, effet de techniques, de systèmes et de principes qui ont retiré aux États-nations une grande part de leur capacité d’intervention sur l’économie. Il est important d’apprécier le fait que cette interdépendance a grandi, non du fait d’un système international des États, mais du fait des acteurs privés de la finance de marché; l’interdépendance désigne en réalité la dépendance des systèmes nationaux à l’égard des acteurs privés dominants, ou des acteurs publics ayant convenu un arrangement institutionnel (fiscalité, réglementation, contrôles) favorable à ces acteurs (City de Londres, par exemple). Pour mesurer le rapport des forces en présence, le stratège retiendra que les capitaux gérés au titre des retraites (fonds de pension) dans le monde représente environ 17.000 milliards de dollars, et les CDS[1], ces produits d’assurance sur la faillite des débiteurs, États ou entreprises, plus de 30.000 milliards de dollars; que la totalité des titres, actions et obligations, émis dans le monde, représentent 100.000 milliards de dollars, et les produits dérivés 600.000 milliards de dollars. C’est mesurer que les dérivés déterminent leur sous-jacent, que la finance commande l’économie réelle, et que la spéculation décide des peuples.

·         l’incohérence qui associe une économie mondiale multipolaire avec une monnaie d’échange et de réserve unique, depuis le choix de l’administration Nixon du 15 août 1971 et dans le cadre du «dollar exchange standard», rend tous les pays à monnaie convertible et marchés de capitaux ouverts dépendants du dollar. C’est une situation dont le privilège indu a déporté les effets de la crise bancaire et économique récente, crise américaine dans son origine, dans son développement, dans ses accidents, en les faisant supporter par d’autres. Nous n’en avons pas fini de déplorer les ravages de l’interdépendance; mais le temps de l’autonomie va revenir!

·         au nom de la vérité des prix et de la meilleure allocation du capital, l’extension du régime des marchés financiers à de nouveaux secteurs de l’économie ou de l’activité humaine, qui en étaient à ce jour éloignés. Les matières premières, les récoltes et les terres agricoles font partie des nouveaux secteurs sur lesquels le droit des contrats, les principes de la liberté des échanges et des mouvements de capitaux, comme l’intérêt des investisseurs et des intermédiaires, étendent le régime des marchés financiers, avec quelques conséquences marquantes sur le mouvement des prix. La quête d’actifs réels ou de nouvelles classes d’actifs de la part des fonds d’investissement a déjà engagé une nouvelle phase de colonisation (Afrique, Amérique latine, Asie du sud-est) dont il n’est pas certain qu’elle épargne l’Europe (bas prix des terres agricoles en France, en Pologne, en Ukraine, abondance en eau douce du sol français) et qui met en question l’autonomie alimentaire ou l’accessibilité alimentaire dans différents pays, du fait notamment de l’appropriation du vivant et de la fin de la gratuité de la reproduction animale et végétale;

·         l’appropriation par les intermédiaires (banques, notamment) des entreprises de marché, c’est-à-dire des sociétés de service chargées de gérer la fabrication des prix d’échange des actifs financiers. La privatisation et la banalisation des anciennes Bourses de valeurs, institutions nationales, fortement contrôlées et régulées, déterritorialisent les marchés, et placent surtout les mécanismes de formation des prix et de traitement des opérations entre les mains d’intermédiaires intéressés. La mise en circulation de monnaie virtuelle (miles d’avion, Facebook credit, etc. ) donne une nouvelle dimension à la privatisation de la sphère financière; l’émission de monnaie aussi se privatise. La manipulation des prix, de l’information ou des procédures permet l’acquisition d’entreprises et d’actifs à bas prix. La création de monnaies et de biens virtuels permet l’acquisition de droits sur des biens réels, puis leur détention.

 

Cette importance stratégique des relations financières et des marchés financiers se révèle au moment même où la validité des systèmes et la vérité des prix sont pris en défaut, au moment même où certains des fondamentaux de ces relations sont soumis à question.

·         le prix de marché n’est plus le juste et vrai prix partout, en tout temps et pour tout. La substitution discrète du «mark to model» au «mark to market» dans l’établissement des bilans bancaires, après la faillite de Lehman, est significative; il est des moments où les prix de marché ne veulent plus rien dire, ou plutôt, où le prix marginal des transactions ne permet pas de donner un prix véridique au stock.

·         l’instrument d’expression des revenus et des prix, de mesure et d’échange de la valeur, de protection dans le temps, qu’est la monnaie, perd une partie de ses fonctions à mesure que le système du «gold exchange standard» se réduit à un moyen pour les États-Unis de substituer l’endettement public et privé à la production (dispositif des «subprimes» rendant solvable l’accès à la propriété de la classe moyenne). La détention de monnaie, aussi bien que celle d’obligations d’État, peut se révéler un piège dans le cas où l’incapacité avérée d’États majeurs de faire face à leur endettement provoquerait un doute généralisé sur les promesses de payer et la fuite vers les biens réels, comme l’anticipent manifestement certains acteurs du marché.

·         les marchés ne se régulent pas eux-mêmes, et les acteurs des marchés (banques, fonds d’investissement, intermédiaires, sociétés d’assurances ) pas davantage. Non seulement les marchés financiers sont le fait de conventions sophistiquées, basées sur un droit des contrats et des obligations élaboré, mais la validité des droits financiers demande la garantie de l’État de droit et d’un contrôle public pour être effective. L’incapacité des États à organiser le bon fonctionnement des marchés et à garantir les droits financiers pourrait signifier la fin de l’économie comme nous la connaissons. Les effets géopolitiques que créerait un monopole de fait de l’État émetteur de la monnaie mondiale dans la garantie et la circulation des droits financiers mondiaux seraient incalculables.

·         l’autonomie, pour ne pas dire la fermeture, de certaines économies (contrôle des changes pour les résidents en Chine, contrôle des mouvements de capitaux au Brésil, en Indonésie, en Inde, contrôle des échanges commerciaux, etc...) parmi les plus dynamiques des pays émergents, a permis la sauvegarde de l’économie mondiale et a constitué le principal facteur d’arrêt de la contagion de la crise américaine. Ce n’est pas l’interdépendance, l’interconnexion et la gouvernance mondiale qui ont sauvé le système mondial, ce sont l’indépendance, les frontières et les séparations. L’unité mondiale du système financier signifierait une fragilité accrue et, surtout, l’absence de tout recours et de tout ailleurs en cas de nouvelle crise. La constitution de pôles régionaux relativement autonomes vis-à-vis des autres pôles est un facteur de sécurité et de stabilité. Elle appelle la mise en place de monnaies régionales à la fois outil de paiement et instrument de réserve régional, le contrôle des flux de capitaux transfrontières (investissements directs étrangers, notamment), et sans doute, également, le développement de fonds d’investissement régionaux ou nationaux.

·         le rapport entre acteurs privés, entrepreneuriaux, responsables de leurs gains comme de leurs pertes, et acteurs publics, garants de la foi publique et des règles du système, est bousculé quand la taille, l’influence ou les capacités de certains acteurs publics réalisent une captation de l’intérêt public à leur profit, ce que résume la formule: «privatisation des profits, nationalisation des pertes», ce qu’exprime aussi bien le syndrome du «too big to fail». Les privatisations de masse et de système ont eu l’effet détestable d’affranchir certains acteurs des contraintes publiques, mais de placer le public sous la dépendance de ces acteurs et de le rendre comptable de risques qu’il n’ordonne pas et ne connaît pas. La politique américaine est à cet égard caricaturale.

·         les modes de fabrication des prix de marché posent question. La privatisation des entreprises de marché jadis nommées «bourses des valeurs», le fractionnement des lieux de négociation et des systèmes de production des prix, le trading à la nanoseconde, etc..., réalisent les conditions d’une opacité de fait, d’un fractionnement des opérations et d’un éclatement de la liquidité, interdisant ou rendant difficiles tout contrôle public et toute transparence. L’appropriation, par les intermédiaires, des systèmes de fabrication des prix et de traitement des échanges constitue des rentes indues dans des situations de conflit d’intérêt manifestes.

 

Les conséquences de ces défaillances sont très largement sous-estimées. La plus importante est reconnue: plus personne n’est en état de contrôler, parce que plus personne n’est en état de comprendre les opérations et les produits financiers actuels, hormis ceux qui les conçoivent et qui les réalisent. L’innovation financière engagée au nom d’un meilleur financement de l’économie aboutit à accroître la part des services financiers dans le produit intérieur (aux États-Unis, cette part a progressé de 2,4% en 1950 à 9% en 2010); elle aboutit aussi à désarmer l’action publique et toute tentative de réglementer, de limiter et de contrôler. Le constat, répété, de Ben Bernanke (président de la Federal Reserve Bank) à Jean-Pierre Jouyet (président de l’AMF), signifie que les acteurs financiers disposent d’une franchise quasi-complète sur la foi publique; ils jouent avec la monnaie, le crédit et les prix avec des règles connues d’eux seuls et dans leur seul intérêt. Une autonomisation réelle a eu lieu, une impunité de fait s’est créée; les pouvoirs publics semblent incapables d’agir, ou irrésolus sur les moyens de le faire. Certains sont conscients, mais irrésolus; d’autres espèrent tirer profit de choix favorables à ces acteurs financiers en passant avec eux des arrangements institutionnels, pour les uns anciens (Grande-Bretagne), pour les autres à la fois récents et problématiques (États-Unis); d’autres hésitent à prendre les moyens de leurs affirmations et de leur lucidité, au moins relative (Union européenne).

Les conséquences de cette situation ne sont pas économiques, mais morales, sociales et politiques. Derrière la question de la vérité des prix et celle de la valeur de la monnaie, la question de la vérité des rapports humains, des salaires et des patrimoines, la question de la confiance dans les engagements dans le temps, donc de la prévoyance, mettent en cause l’ensemble des relations sociales et les sociétés elles-mêmes.

 

Devant ces constats, la question posée est: traiter de stratégie en matière d’activité bancaire, financière et de marchés de capitaux a-t-il un sens? La part de la volonté collective et du choix souverain d’une Nation, ou d’une Union, dans le fonctionnement de la finance de marché, permet-elle encore de concevoir, appliquer et mener à bien une stratégie?

Y répondre, c’est apprécier le fait que le développement des marchés trouve son origine dans le projet américain et britannique de 1941, avec un début de réalisation dans les institutions internationales de 1944-1945 et un avancement plus significatif avec l’ouverture des marchés réalisée à partir des années 1970 (les «rounds» commerciaux successifs, puis l’OMC) et la mise en œuvre des principes connus sous le nom de «consensus de Washington». C’est mesurer que les intérêts nationaux ou impériaux se sont vu ajouter, ou superposer, des intérêts privés de plus en plus puissants; les investisseurs décident des politiques budgétaires dès la fin des années 1970, les arbitrages des fonds d’investissement pèsent sur les politiques économiques depuis les années 1980, la sphère financière se constitue en puissance autonome dans les années 1990, et nous vivons la privatisation des États dans l’intérêt des banques et de la haute finance anglo-américaine... C’est considérer que la décision chinoise de faire de Hong-Kong une place régionale dominante, la volonté britannique et américaine de préserver l’essentiel des cadres d’avant-crise, les volontés manifestes des nouveaux pays de marché de sortir du cadre institutionnel actuel, sont bien des choix stratégiques qui mettent en jeu une part de l’avenir des entités politiques qui les formulent et les mettent en œuvre, stratégiques parce que la valeur des patrimoines, la capacité d’achat et la qualité des signatures en sont dépendants, donc la capacité à agir, à compter et peser, et in fine la puissance et l’indépendance.

Faut-il ajouter que si l’enrichissement sans cause, l’émission, le recel et le trafic de fausse monnaie, l’appropriation sans droit des biens d’autrui, le blanchiment du produit d’activités criminelles constituent des actes criminels, une partie significative de l’activité bancaire et financière devrait être considérée comme criminelle par ses effets, et parfois ses intentions?

Tout militaire, tout stratège doit être convaincu de cette extension imprévue du champ de bataille. Les marchés financiers disposent de l’avenir de sociétés qui pensent encore la guerre du XXème siècle. Goldman Sachs n’est pas surnommé «government Sachs» pour rien; et la liste des ministres européens, des membres de la Commission européenne, ou des membres de la BCE, à commencer par son nouveau président, qui doivent à leur employeur Goldman Sachs une fidélité bien récompensée, est édifiante. Nos démocraties, nos peuples n’ont plus la liberté de décider de leur destin. Nos pires ennemis se sont approprié une partie de notre capacité à débattre, à décider, et à agir. Cette situation confronte la France et l’Union européenne à leurs choix macro-économiques, plus encore de société et, surtout, à leur déficit politique. Comment ne pas considérer que la confrontation à des échéances électorales proches de Mme Merkel, de M. Sarkozy et de M. Obama est un élément de la faiblesse des exécutifs face à la finance de marché? Cette situation nous confronte plus encore à notre incapacité à nous penser, à nous définir, à nous identifier pour affirmer nos objectifs stratégiques et notre préférence pour nous. La naïveté stratégique européenne, cette apesanteur stratégique que le sans-frontiérisme et le mondialisme ont cultivée, soulève diverses questions de nature financière, bancaire, monétaire, dont l’importance en fait des questions vitales. Une part de l’autonomie de l’Europe, de sa capacité à agir en matière sociale, politique et économique, comme une part des résultats et des bilans des entreprises, du niveau des salaires et de la protection sociale, de la valeur des patrimoines et des engagements de payer, aussi bien que la capacité à soutenir un effort de défense et de sécurité, y sont en jeu, parce que la justice, le droit et la sûreté y sont en jeu. Le constat suggère des orientations urgentes, nécessaires, vitales… Urgentes, nécessaires, et exclues… 

N’est-ce pas le paradoxe de la situation politique actuelle, de l’affaiblissement de l’État et de l’épuisement des peuples, que des constats aussi aisés, des perspectives aussi graves, et un consentement aussi étendu à l’incapacité d’agir? Et n’est-ce pas l’étonnement du présent où la réalité dépasse la fiction?




[1] Credit default swaps

Image
Image